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[OVNI-SCIENCES] Collision astéroïde

Jacky Kozan jkozan at alpages.org
Mer 8 Mar 12:27:34 CET 2006


Bonjour Christophe,

Christophe Meessen a écrit :

> Jacky Kozan a écrit :
>
>> - en 3 milliards d'années, la vie s'est établie et développée 
>> progressivement. Je n'entre pas ici dans le débat (Darwin-ADN ou un 
>> peu des deux). Au cours de cette période, plusieurs civilisations 
>> intelligentes ont eu la possibilité d'exister puis de disparaître.
>> Y-a-t-il une impossibilité liée à cette affirmation ?
>
> C'est a priori possible, mais du fait que nous n'avons aucune trace de 
> l'existence de ces civilisations cela ne semble pas avoir été le cas.

Message bien reçu. Mais mon interrogation est la suivante:
- n'y a-t-il aucune trace ?
ou
- savons-nous identifier de telles traces ?
ou encore
" ce n'est pas la peine de chercher puisqu'il ne peut pas y avoir de trace"


>> - la datation par carbone14 permet de placer des époques par paliers 
>> d'environ 5 000 ans jusqu'à environ 40 000 ans. Ceci prend en compte 
>> le fait que l'on fait l'hypothèse que pendant cette période de 40 
>> 000ans la radio activité naturelle n'a pas variée par rapport à ce 
>> qu'elle est maintenant.
>> Avons nous des moyens pour dater la trace d'un événement ponctuel 
>> au-delà de 40 000 ans ?
>> Exemple: des traces concernant des civilisations au moins aussi 
>> élaborée que la nôtre en ce moment, ayant vécu il y a 200 millions 
>> d'années.
>
> Pourriez vous préciser l'idée sous-jacente à votre question ?  En quoi 
> la précision et la limite de la datation au carbone 14 pourrait avoir 
> un rapport avec l'existence de traces de civilisation intelligente il 
> y a 200 millions d'années ?

Plutôt que la précision de la datation, c'est la durée maximum possible 
pour l'investigation. Avec une durée de demi-vie de 5 000 ans, la mesure 
raisonnable maximum se situe vers les 40 000 ans (huit divisions). 
Au-delà de cette durée, ou en deçà de cette période, avons nous des 
instruments de mesure adaptés ?
Ne serait-ce pas uniquement les datations de type sédimentaires, qui 
déterminent un ordre de grandeur d'âge sur la base du placement des 
diverses couches entre elles, depuis la naissance de la planète jusqu'à 
nos jours. Dans ce cas la mesure ne donne qu'un ordre de grandeur. Ce 
qui est sufffisant pour des géologues, mais pas pour des archéologues à 
la recherche de traces de civilisations intelligentes.

> Il faudrait aussi définir ce que l'on entend par civilisation 
> intelligente.

Une civilisation qui aurait développé une technicité lui permettant de 
voyager sur sa planète et vers d'autres planètes, une civilisation qui 
aurait appris à maitriser les énergies qui nous environnent (champs 
électromagnétiques des planètes, des étoiles, puissance du magma, du 
noyau de la planète, et autres que nous ne soupçonnons même pas). Une 
telle civilisation laisserait des traces, mais pendant combien de temps ?

> Il faudrait que la civilisation intelligente se soit éteinte ou à dû 
> partir pour que d'autres puissent prendre leur place bien plus tard. 
> Cela s'est produit dans l'histoire humaine mais nous en avons pris 
> conscience car nous en avons vu les traces. 

Oui mais en ce qui concerne le très court terme (25 000 ans).

> A ce jour on a pas encore trouvé de traces de civilisations plus 
> "intelligente" que nous sur terre.

Avons-nous le minimum de compétence requis pour y parvenir ?

> Il y a cependant des contraintes à satisfaire. Vous en évoquez une qui 
> est la collision avec un corps stellaire, mais il y en a aussi 
> d'autres qui me semblent bien plus importants. Cette civilisation a 
> besoin pour son développement d'une source d'énergie et de matière 
> première, elle aura besoin aussi d'éliminer les déchets. Il faudrait 
> que sont développement intellectuel et technologique soit tel qu'elle 
> sera parvenu à optimiser au maximum la coexistence avec ces 
> contraintes. Si une civilisation est contrainte de se développer dans 
> un espace limité comme une planète par exemple, tôt ou tard, elle sera 
> confronté avec ces limites. Soit elle s'étouffera dans ses déchets, 
> épuisera ses ressources énergétiques ou de matière première, si elle 
> ne s'est tout pas auto détruite par des instabilités internes 
> (guerres/conflits).
>
Bien d'accord et donc ces possibilités viennent s'ajouter aux risques 
naturels examinés précédemment.

> Mais nous devrions voir des traces de constructions, de structures 
> artificielles dans l'aménagement géologique. Or cela il n'y en a pas. 
> On devrait voir des instruments, des outils, du matériel, etc. On 
> devrait voir des squelettes de ces personnes, etc. Rien de tout cela.

Dans mon précédant message, j'ai développé un peu cet aspect des choses 
en reprenant l'exemple d'une centrale nucléaire de maintenant. Quelle en 
sera la trace dans 200 millions d'années ? Quelques gouttes de pétrole 
ayant une couleur, une densité, une viscosité légèrement différente de 
celle des autres gouttes? Un peu de radio activité résiduelle avec 
beaucoup de chance et des instruments de mesures sensibles et précis?

> La fin d'une civilisation intelligente peut être provoquée par un très 
> grand nombre de causes. La collision avec les corps céleste n'est pas 
> la plus probable. L'intelligence permet de se protéger ou d'éviter pas 
> mal de ces risques. Mais l'implacable loi de murphy est toujours 
> d'application. Une civilisation qui ne se reproduit pas par essaimage 
> par exemple est contrainte à disparaître tôt ou tard. Quand serait le 
> tard ? Cela dépend.... tout ce qu'on peut dire est que cela prend un 
> certain temps et qu'il est dépendant du développement de 
> l'intelligence et de la maîtrise technologique de la civilisation.
>
En résumé, nous avons de bonnes raisons pour qu'une civilisation 
disparaisse de son cocon, en raison :
- des conséquences de sa propre évolution,
- de l'évolution des autres formes de vie (virale par exemple),
- de l'évolution du cocon dans l'univers.

Un cocon artificiel et nomade ne serait-il donc pas mieux adapter à la 
persistance d'une civilisation ?

> Couper les investissements en R&D est tout bonnement suicidaire pour 
> une civilisation, un état ou une entreprise ou même un individu. C'est 
> un principe universel qui doit être d'application pour une 
> civilisation extraterrestre comme pour une civilisation intelligente 
> ancestrale.
>
C'est certain, mais il faut un controle "Global" de ces dépense de R&D 
(choix des investissements, suivi de l'avancement, résultats...) et une 
ouverture à une remise en question permanente des références, méthodes 
de travail, personnes et moyens.

Cordialement,
Jacky Kozan




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