[OVNI-SCIENCES] Bactéries,déplacement des ovnis.
Jacky Kozan
jkozan at alpages.org
Jeu 2 Mar 18:30:57 CET 2006
Bonjour Christophe, Patrick, James,
Rappel de l'année dernière (mars 2005)
Christophe Meessen a écrit :
> Quoi qu'il en soit tout ceci est fort intéressant, même si ce n'est
> encore une fois que spéculatif... A suivre donc. C'est fou ce qu'une
> discussion apparemment anodine sur la propulsion bactérienne des ovnis
> peut nous faire découvrir. Comme quoi une idée ou une question en
> premier abord inintéressante peut finalement s'avérer très
> fructueuse.....
>
Suite à cet échange dans lequel je défendais le rôle que pourrait avoir
certaines bactéries magnétotactiques dans la gestion d'un système de
sustentation/propulsion d'un vaisseau utilisant comme source d'énergie,
les champs magnétiques astraux.
La proposition en a choqué quelques-uns, mais aujourd'hui, à la lecture
de l'article ci-dessous, je confirme qu'il y a du travail a faire dans
cette direction. Ce que je continue à faire depuis l'année dernière
d'ailleurs.
Pour info.
Cordialement.
Jacky Kozan
DEBUT DE L'ARTICLE DE CE JOUR:
Courrier international - n° 800 - 2 mars 2006
Sciences
MICROBIOLOGIE - Et l’énergie microbienne fut
L’électricité produite par certaines bactéries pourrait devenir une
nouvelle source d’énergie alternative. Les applications sont encore
limitées, mais les résultats sont prometteurs.
Les pêcheurs qui, en septembre 2005, ont lancé leur ligne dans un petit
torrent du Montana n’ont sans doute rien remarqué, mais une minuscule
centrale électrique tournait dans un trou d’eau près des berges. Cet
appareil subaquatique, assez petit pour tenir dans la main, constituait
une grande première : c’était une cellule énergétique microbienne,
chargée d’assurer l’alimentation électrique d’un système de
télédétection. On sait depuis longtemps que certaines bactéries libèrent
de l’énergie en décomposant la matière organique. Mais les chercheurs ne
se sont rendu compte que très récemment qu’ils pouvaient exploiter ce
phénomène pour créer une nouvelle source d’énergie alternative. Ils ont
ainsi mis au point des cellules énergétiques microbiennes qui, pour
l’heure, n’ont que quelques applications limitées, tels les systèmes de
télédétection et le retraitement des eaux usées – où les bactéries qui
décomposent les effluents dégagent suffisamment d’énergie pour alimenter
une station de retraitement. Si certaines restrictions techniques
parviennent à être surmontées, ces cellules pourraient être appelées à
jouer un rôle plus important. “A partir du moment où le dispositif est
construit, le faire tourner ne coûte pratiquement plus rien”,
s’enthousiasme Zbigniew Lewandowski, de l’université d’Etat du Montana à
Bozeman, dont l’équipe a installé le prototype fonctionnant dans le
torrent du Montana.
Entre autres réactions biochimiques, le métabolisme bactérien déplace
des électrons, qui passent de molécule en molécule. Lorsque les
micro-organismes synthétisent de la matière organique en conditions
aérobies [en présence d’oxygène], ils ont tendance à déposer ces
électrons sur les molécules d’oxygène, et c’est ce transfert qui leur
fournit de l’énergie chimique. En plaçant les bactéries d’une cellule
énergétique microbienne en conditions anaérobies – c’est-à-dire en les
privant d’oxygène –, on parvient à “détourner une partie de cette
énergie et à la récupérer sous forme d’électricité”, explique Derek
Lovley, microbiologiste à l’université du Massachusetts. Une cellule
énergétique microbienne de base est formée de deux compartiments : l’un
contenant une anode [pôle négatif] et l’autre une cathode [pôle
positif]. Les microbes sont placés en conditions anaérobies dans le
compartiment anodique, où ils décomposent les nutriments qu’on leur
fournit (glucose, acétates ou composés organiques des eaux usées). Faute
d’oxygène, ils transfèrent leurs électrons sur l’anode. Un fil relie
l’anode à la cathode. Le compartiment cathodique contient de l’oxygène
dissout dans l’eau. Les électrons se déplaçant vers l’oxygène, ils
passent d’une chambre à l’autre et génèrent du courant.
A mesure qu’ils perfectionnent leurs modèles, les chercheurs déclarent
obtenir des rendements énergétiques plus satisfaisants, mais ils
conviennent néanmoins avoir encore du pain sur la planche pour mettre au
point des systèmes économiquement viables. A l’heure actuelle, le
système du laboratoire de Logan génère une puissance de 16 W/m3 en
décomposant les eaux usées. Logan s’est donné pour objectif de parvenir
à un système durable atteignant les 100 W/m3 et qui, selon lui, pourrait
produire 0,5 mégawatt d’énergie, soit suffisamment pour alimenter une
station de traitement pour une ville de 100 000 habitants.
On n’alimentera pas toute une ville avec
La cellule énergétique microbienne qu’a installée l’équipe de
Lewandowski dans le torrent de Hyalite, dans le Montana, présente une
conception différente de l’approche de base. L’anode n’est pas fichée
dans les sédiments, et les microbes s’installent sur la cathode et non
sur l’anode. Les électrons transportant le courant ne viennent pas des
microbes mais directement de l’anode, une plaque d’alliage de magnésium,
qui libère des ions magnésium et des électrons à mesure qu’elle se
corrode sous l’action de l’eau. Les microbes, qui se fixent sur la
cathode en acier inoxydable, capturent les ions manganèse présents dans
l’eau et les oxydent pour former des incrustations d’oxyde de manganèse
à la surface de la cathode. Les électrons transforment ensuite une
partie des oxydes de manganèse en ions manganèse qui se dissolvent dans
l’eau, et le cycle se poursuit. Pour démontrer que les cellules
énergétiques peuvent alimenter un système sans fil, l’équipe de
Lewandowski a logé des composants électriques dans un abri voisin. La
cellule énergétique immergée dans le torrent a alimenté tout le système.
Si les chercheurs sont convaincus que les cellules énergétiques
microbiennes sont prometteuses, ils n’envisagent pas pour autant de les
voir devenir de grandes centrales électriques. On n’alimentera pas toute
une ville avec, mais la technologie pourrait trouver des applications
dans les appareils électroniques portables, ajoute Lovley. Il fait
remarquer que, pour alimenter un téléphone portable en conversation
continu, il faudrait une production d’énergie de dix à cent fois plus
importante que celle que fournit la génération actuelle de cellules
énergétiques microbiennes, mais il pense que les améliorations sont
possibles avec un tel système. “Avec dix grammes de sucre, on pourrait
théoriquement fournir de l’énergie pour près de deux jours de
conversation”, affirme-t-il. Lovley laisse aussi entendre que la
technologie pourrait profiter aux pays en développement qui ne sont pas
équipés de réseaux électriques bien établis. “Il y a probablement
beaucoup de nouveaux débouchés à cette technologie. Lesquels, au juste ?
Nous en sommes encore à tenter de les identifier, avoue Logan. A mesure
qu’elle se développera et que nous en comprendrons mieux les aspects
économiques, nous pourrons trouver et définir des systèmes. J’envisage
un avenir comportant un grand nombre de technologies énergétiques, et il
y a de la place pour celle-ci.”
Aimee Cunningham - Science
FIN DE L'ARTICLE DE CE JOUR
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