[OVNI-SCIENCES] HET
Pgrsel at aol.com
Pgrsel at aol.com
Ven 6 Jan 02:19:45 CET 2006
>"Pour ma part, j'ai énormément de difficultés à comprendre
et à expliquer la présence ici d'engins artificiels venus
de d'autres astres solides en orbite autour de d'autres
étoiles si je me limite à la physique connue. Les voyages
par déplacements conventionnels (i.e. propulsion via
action-réaction) dans l'espace interstellaire à une
vitesse proche de c ou avec des accélérations continues
posent, entre autres, des problèmes de durées et de
décalages temporels. Si je reprend, à titre d'exemple,
le décalage de 7.9ans-50ans déjà mentionné, quel est
l'intérêt d'une civilisation d'envoyer vers une étoile
située à 50AL de la planète d'origine des êtres vivants
ou des robots dans un vaisseau si elle est incapable de
retirer des bénéfices du voyage avant au moins 100ans
(temps d'aller de l'engin plus temps de retour des
informations sous forme EM)?"
Aucun intérêt n'apparaît en effet dans ce cas de figure.
Mais l'idée de visites extraterrestres sur la base
d'allers-retours à partir d'une planète d'origine
est certainement limitée. Rien n'exige de
visiteurs extraterrestres qu'ils partent d'une planète,
viennent chez nous et y retournent ensuite.
Les problèmes de durée, de paradoxe des jumeaux,
de nécessité de rapidité, et ainsi de suite, tombent
d'eux même si l'on veut bien considérer qu'un
certain nombre au moins des civilisations
extraterrestres postulées ne fassent pas du
tout ce "voyage d'exploration" "traditionnel"
posant tous ces problèmes.
>"Cela me paraît hautement non rentable au sens large
du terme --s'il y a toujours la volonté de maintenir un
contact entre l'engin et sa civilisation d'origine--."
Précisément; cette volonté n'est qu'une projection
de notre façon de voir les choses, que d'aucuns
attribuent à toutes les civilisations extraterrestres.
Les mêmes critiqueront par ailleurs avec opportunisme
toute approche trop humaine de la question quand
l'occasion de le faire se présente. On voudrait
des extraterrestres mous à tentacules à la place
d'humanoïdes "trop ressemblants" à l'homme, mais
s'ils doivent se déplacer dans l'espace, là, on
tient à leur attribuer notre culture, nos
"habitudes de voyage" et notre situation actuelle
qui détermine ce qui pour nous ferait sens ou serait
nécessaire comme motivations et conditions pour un
voyage interstellaire. Mais d'autres conditions
et motivations sont listées depuis des décennies.
>"Ainsi, si on exclut tout autres moyens de déplacement
que le déplacement conventionnel, il est peu probable
que les ET en visite chez nous aient une planète d'origine
qui soit au-delà de 10AL."
Ils peuvent bien avoir une planète d'origine
beaucoup plus lointaine dès lors qu'ils l'ont quitté
et n'ont pas le but "naïf" que nous voulons leur
attribuer, du désir de retrouver encore jeunette
la fiancée laissée au port jusqu'à la nécessité
attribuée de renvoyer des messages radio
pour narrer leur pérégrinations à quelque
Mission Control de la planète d'origine.
(En réalité les resources de la planète d'origine
ont probablement été totalement épuisées dans
l'intervalle et y revenir n'a aucun intérêt que
l'on puisse ériger en nécessité).
>"Si par contre il s'agit de visiteurs ET orphelins,
alors bien sûr la perspective change. Cependant,
il est difficile admettre que nos visiteurs soient
majoritairement orphelins."
Certes, mais il n'y a pas besoin de postuler ou
d'admettre qu'ils le soient majoritairement.
Il suffit de pouvoir conjecturer que cela soit
ainsi occasionnellement, fut-ce très rarement.
Rien n'empêche la quasi totalité des autres
civilisations de ne pas savoir ou vouloir ou
pouvoir voyager, de s'autodétruire etc.
>"...seules des énergies à grandes échelles (de
l'ordre de la masse d'une étoile) sont en mesure
de produire? Des effets du genre: porte des étoiles,
warp drive (Alcubierre) ou toute forme de
racourcis dans l'espace-temps. Une compréhension
intime de l'espace-temps, de ce dans quoi on
se déplace, est essentielle pour envisager des
façons non conventionnelles de se déplacer
ou, plus exactement, de changer de lieu qui
demanderont des apports d'énergies raisonnables,
des durées et des décalages réalistes et
rentables à l'échelle humaine ou ET."
Certes, c'est "l'état de l'art" pour nous.
Mais nous ne sommes absolument pas en position de faire des
assertions sur ce qui est possible ou impossible pour
quelque technologie extraterrestre pouvant résulter de
millions ou de milliards d'années d'avance à propos de
questions pour lesquelles nous savons bien que nous
n'avons pas encore définitievement trouvé les
réponses ultimes.
Ce serait à coup sur une erreur de raisonnement, une
erreur d'ailleurs faite X fois dans notre passé
avec une belle assurance, comme celle de
William H. Pickering, éminent astronome à
Havard, qui écrivait en 1908:
"L'imagination populaire évoque souvent de
gigantesques machines volantes traversant
l'Atlantique avec des passagers à leur bord,
comme le font nos paquebots modernes.
On peut dire sans risque de se tromper que
ces idées sont absolument chimériques."
Il n'est toutefois même pas nécessaire de postuler
des percées révolutionnaires dans ce qui nous occupe,
dès lors qu'on n'impose pas de "retour à la planète
d'origine" ni de "rapidité".
Un exemple:
Notre utilisation de la force de gravité des planètes
pour prendre de la vitesse grâce à un calcul de trajectoire
judicieux ne fonctionne qu'à l'intérieur du système solaire,
et pas dans le vide interstellaire, disent les sceptiques.
Mais en réalité, il y a là déjà un moyen simple d'obtenir
une certaine accélération sans aucun carburant du tout.
C'est insuffisant en soi, mais c'est à prendre en compte
de toute façon comme facteur contribuant à réduire la
facture quelle que soit la méthode effectivement utilisée
en outre, et cela a été utilisé pour quasiment toutes les
missions robotisés vers le système solaire
au-delà de Mars jusqu'ici.
Ceci ne concerne que nous. Mais si nous nous plaçons
dans la perspective d'une civilisation extraterrestre,
la configuration peut être incroyablement plus
efficace. Il suffirait qu'existe dans les environs
de quelques années lumières un étoile à neutron
pour que le rebond gravitationnel qu'elle permette
suffise à accélérer un engin d'une civilisation
extraterrestre proche d'elle à des vitesses
proches de celle de la lumière.
C'est là une astuce conventionnelle qui ne demande
pas du tout de re-écrire nos livres de physique.
Conjecturer qu'aucune civilisation extraterrestre
n'ai jamais pu y penser et le mettre en pratique
me semble assez déraisonable.
cordialement
Patrick Gross
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