[OVNI-SCIENCES] HET
Christophe Meessen
christophe at meessen.net
Mer 4 Jan 19:11:26 CET 2006
Bonsoir,
adelmon at free.fr a écrit :
>a) Oui, j'avais évoqué cet effet relativiste. Mais je le trouve bien plus génant
>pour des voyages "normaux" ("banals" avais-je dit) que vous. Le voyage ne serait
>"que" de 30 ans dites-vous ? Fichtre, moi ça me parait déjà difficile à
>imaginer. Et sans espoir de retour en plus. Non seulement ça fait 60 ans A/R,
>mais, comme je l'avais signalé, au retour votre civilisation a pris plus de
>1000 ans d'avance sur vous ! C'est énorme, irratrapable selon moi.
>
>
Je com:prends votre soucis, mais la nature impose des contraintes et il
faut bien s'en faire une raison. La durée est une contrainte qui impose
des restrictions dans ce qu'on pourrait faire. Mais c'est secondaire par
rapport à la contrainte énergétique.
>Bien sûr on peut imaginer des voyages interstellaires "lents" (v < C), bien des
>auteurs de SF, ou des astronomes comme Ribes et Monnet l'ont fait. Des
>vaisceaux-mondes, sans espoir de retour. Où seuls les descendants des
>explorateurs voient la "terre promise" et fondent de fait une nouvelle
>micro-civilisation, migrante (si pas de chance) ou sédentaire.
>
>Bien sûr. Mais il me semble que, malgré son intérêt (elle démolit d'un coup
>l'argument sceptique du "les voyages interstellaires sont impossibles), elle
>est limitée et ne doit concerner qu'une minorité de nos visiteurs. Notamment
>ceux qui disent (RR3/4) "rentrer chez eux", faire des allers-retours.
>
>
Cela ne répond pas à l'objection des sceptiques, du moins lorsqu'ils
justifient l'affirmation par le problème de l'énergie. C'est bien joli
d'imaginer un vaisseau monde, mais il faut qu'il transporte l'énergie
requise pour faire les voyages d'une source d'énergie, et éventuellement
de matière propulsive ou première, à la suivante.
Or il me semble qu'on sous estime ce besoin qui limite la portée des
sauts de puces.
>b) la bonne manière de prolonger le rayon d'action d'un vaisseau à anti-matière,
>ce n'est pas à mon avis, de "décélerer" (d'ailleurs il faut bien le faire à un
>moment non ? si vous décélérez juste dans le dernier % du parcours, ça doit
>faire mal en g négatifs !), mais bien, comme je le disais, de "ravitailler" en
>route. J'explose un asteroide, je happe une comète, j'avale du gaz ou des
>poussières, et hop.
>(bon, faut le faire quand même, OK)
>
>
Ravitailler en route impose de s'arrêter ou de ralentir. Cela nous
ramène au scénario sauts de puces. Cela ne peut se faire au hasard. Il
faut viser et être certain qu'on trouvera ce qu'il faut à l'arrivée. Si
on imagine la mise en place de points ravitaillements, il faut qu'ils
soient eux mêmes ravitaillés. Bref on n'en sort pas du problème de
l'énergie. Il y a une limite.
>c) je ne suis pas d'accord quand vous dites :
>
>
>>Cet autre physique ne pourra être qu'une extension ou un affinement de la
>>physique que nous connaissons aujourd'hui.
>>
>>
J'ai voulu dire que ce que nous connaissons de la physique doit rester
valide dans le contexte où nous l'avons testé. C'est comme la mécanique
classique qui reste valide. La mécanique quantique et la relativité sont
des affinements dans des plages que nous ne pouvions explorer à
l'époque. Ce sont les domaines où on extrapolait les lois où il a fallu
revoir les modèles explicatifs. La "nouvelle physique" à laquelle vous
faites référence devrait aussi respecter cette contrainte.
Je comprends bien l'intérêt de rappeler que ce qui est possible n'est
pas réduit à ce que nous pouvons comprendre ou imaginer. Mais n'oubliez
pas que tout ce qu'on peut imaginer et supposer n'est pas forcément
possible ou la réalité.
>d) NB : la thèse de JPP est hautement spéculative certes mais est plus puissante
>que vous ne semblez le croire.
>
Je ne sous estime pas la puissance de l'imagination et son intérêt.
>S'il y a une infinité de paire de cosmos, chacun
>ayant une vitesse C comprise en 0 et l'infini, alors, en choisissant bien, on
>peut "sauter" dans un univers où C est vraiment très, très grand.
>
Si on pouvait se déplacer plus vite que la lumière et on disposait d'une
énergie infinie se serait encore plus facile. Selon vos critères ma
théorie serait alors encore plus puissante que celle de JPP. On pas très
avancé avec ce genre de raisonnement et d'argument. N'est-ce-pas ?
>Ca résoud
>quand même pas mal élégamment la question de la durée du voyage. Et à coût
>énergétique fixe puisque le "saut" est le même. J'arrête là, je sais que JPP
>n'est pas persona grata : pour plus de détails se référer
>au site de JPP (je ne dis pas que c'est vrai, c'était juste pour rectifier le
>caractère "limité" du gain en vitesse).
>
>
Le problème n'est pas celui de la personne. Avec des si on peut mettre
Paris en bouteille. Je ne vois vraiment pas l'intérêt ou la pertinence
de ce genre de propos.
>e) vous terminez en rappelant votre théorie préférée, celle qui, dans le strict
>cadre de la physique actuelle (ou à peine plus) suppose des voyages "lents" et
>donc inévitablement des "colonies" de taille suffisante pour être autonome et
>viables, implantées dans les systèmes solaires cibles (et "intéressants").
>
>
Ce n'est pas ma "théorie préférée". Si on s'en tiens à ce que nous
pouvons comprendre et concevoir des voyages interstellaires, on arrive à
la conclusion que ce doit être une véritable entreprise qui peut prendre
de très nombreuses années... si c'est faisable. Or cela reste encore à
démontrer. Avec des suppositions on ne démontre pas.
>Mais vous ajoutez aussitôt avec lucidité :
>
>
>>Si les voyages interstellaires sont aussi difficiles et rares qu'on peut
>>le supposer, il est alors étonnant de voir une telle diversité dans la
>>morphologie des ET décrits par les témoins. Serait-il possible que
>>plusieurs civilisations différentes se soient installées dans notre
>>système solaire ? On observe aussi une diversité de forme des ovnis et
>>apparemment de propulsion. Comment concilier cela avec l'idée
>>d'essaimage de civilisations dans notre système solaire ?
>>
>>
>
>Oserais-je répondre à cette pertinente question ?
>Peut être que votre hypothèse de départ ("Si les voyages interstellaires sont
>aussi difficiles") est donc erronée , puisqu'elle est en contradiction avec les
>faits (diversité de formes, cultures et technologies, ET prétendant aller et
>venir sur leur planète d'origine) ?
>
>
L'idée que les voyages interstellaires sont difficiles et long n'est pas
vraiment une hypothèse. C'est la conclusion logique d'une projection de
ce que nous savons des voyages dans l'espace et des contraintes imposées
par la nature tel que la vitesse de la lumière. Il est entendu que c'est
une projection et que en réalité il existe des moyens pour contourner
ces contraintes que nous ne connaissons pas encore. Mais a priori la
chose est très difficile.
>Peut être que le voyage interstellaire à grande distance (plusieurs milliers
>d'AL, compatible avec la diversité) est plus simple et court qu'on ne croit.
>
>
Peut-être, mais il ne suffit pas de l'imaginer. Il faudrait le
justifier. Pour l'instant la logique conduit plutôt à la conclusion
inverse. D'où mon message initial.
>Ce qui impliquerait évidemment une "autre" physique, disons un prochain
>"changement de paradigme.
>
>
On peut se le demander, en effet. Tout comme il est alors légitime de se
demander si finalement ces ovnis qui nous visitent ne proviendraient pas
d'autres systèmes solaires. Le problème n'est pas simple et il est loin
d'être résolu d'une façon satisfaisante.
Une autre solution plus simple que la carte joker de la nouvelle
physique serait de supposer qu'il existerait bel et bien de l'énergie
potentielle dans l'espace que les ovnis sauraient exploiter. La matière
noire qui représenterait plus de 80% de la matière de l'univers pourrait
être un bon candidat. La supposition est assez raisonnable, mais
l'implication plutôt intrigante.
>Bien cordialement
>
>Alain
>
>
>
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