[OVNI-SCIENCES] cuvette
Dumont.Jacques at hydro.qc.ca
Dumont.Jacques at hydro.qc.ca
Jeu 29 Sep 21:07:15 CEST 2005
Bonjour Tioneb
En exprimant mon étonnement face à l'intensité que vous attribué au champ magnétique
responsable de la formation de la cuvette je ne désirais nullement vous "challenger", j'aurais
dû vous en faire part en privé . Encore moins déclencher une guerre des chiffres, j'en ai
nullement le temps, ni le background nécessaire .
La relation mathématique que j'ai utilisé se trouve sur le site du HFML (high field magnet
laboratory) de l'Université de Nijmegen (Hollande) http://www.hfml.ru.nl/ , plus
précisément : http://www.hfml.science.ru.nl/froglev.html .
Cela éclaircira peut-être vos interrogations face à cette équation dont les symboles ont été
mal convertis lors de la transmission de mon précédent courriel.
En utilisant cette relation, il a été déterminé que l'intensité magnétique nécessaire pour
contrer la force gravitationnelle exercée sur la plupart des corps diamagnétiques
(susceptibilité magnétique moléculaire voisine de 10 exp. -5) se situait vers la dizaine de
Tesla (ici : http://www.hfml.science.ru.nl/phystod.html une noisette en lévitation dans un
champ magnétique de 16 Tesla. D'ailleurs, si vous utilisez cette formule pour connaître
l'intensité magnétique nécessaire pour contrer la force gravitationnelle exercée sur un mètre
cube d'eau, vous obtenez justement 15,8 Tesla. Ce gradient d'intensité doit bien sûr être
présent dans tout le volume occupé, soit 1 mètre cube.) . J'avais avancé ce chiffre pour avoir
un aperçu de l'ordre de grandeur dans lequel pourrait se situer l'intensité du champ
magnétique responsable de la formation de la cuvette. Votre approche, qui tient
essentiellement compte de la pression de l'eau en fonction de sa profondeur et de sa
susceptibilité magnétique (les paramètres associés à l'air étant négligeables) m'apparaît fort
pertinente, si je peux me permettre.
Comme indiqué dans mon dernier mail, tenant compte de cette valeur de 16 Tesla et de la
profondeur de la cuvette, je m'attendais grosso modo à une grandeur d'intensité se situant
entre 20 et 30 Tesla. Si je reprends votre équation et que j'accorde une valeur de 100 au
paramètre "n" (1000 kg correspond en fait au poids communiqué par l'accélération, non pas à
la masse pure. Le produit "ngz" devrait représenter une force, tel la relation "mg", 5 mètres
cubes d'eau exerçant un poids-force de 5 000 kgm/s2) à la place de 1 000, j'obtiens une
intensité magnétique d'environ 36 Tesla (au lieu de 114) , ce qui semble réaliste. N'oublions
pas que cette force magnétique croit selon le carré de l'intensité du champ ; à 36 T par
exemple, la force appliquée à 1 mètre cube d'eau est supérieure à celle communiquée par une
accélération de 4g (si 16 Tesla pour 1 g) . Peut-être ai-je tout faux, vos commentaires…
P.S. L'idée derrière cet échange est d'arriver à un consensus sur les intensités EM en présence
dans ce cas instructif (champ magnétique intense, masse importante de l'objet, liée à la
déformation de la surface de l'eau, variation dans le temps à basse fréquence du champ et
induction de courant ioniques etc.) et, qui sait, produire un papier qui pourrait éventuellement
figurer sur le site de la SSE, lequel héberge le rapport Sturrock !
Bien cordialement
J. Dumont
-----Message d'origine-----
De : Tioneb [mailto:Tioneb at globetrotter.net]
Envoyé : mercredi 28 septembre 2005 20:36
À : Dumont, Jacques; debat at ovni-sciences.net
Objet : Re: [OVNI-SCIENCES] cuvette
Bonjour
Je vous avoue que je ne sais pas comment on a fait le calcul dans littérature spécialisée. Mais voici comment je l'ai fait. Si vous voyez un problème, faites le moi savoir.
D'une part il y a la pression DANS l'eau Pe.
C'est la pression qui dépend de la densité de l'eau et de sa température. En l'absence du champ (magnétique) B, cette pression doit être égale à la pression atmosphérique au niveau de la mer, Patm, plus une pression reliée au poids de l'eau:
Pe = Patm - ngz (le niveau de la mer est à z = 0) et n la densité de l'eau (n = 1000kg/m^3 environ). Sous le niveau de la mer, on
a: z < 0 (valeur négative). Donc, plus on s'enfonce dans l'eau, plus Pe augmente en raison du poids de l'eau qui augmente au-dessus de nos têtes.
DANS l'eau, lorsqu'on allume B, le champ tend à repousser l'eau loin de l'ovni (de la source). Cela a pour effet de réduire la pression de l'eau par rapport à ce quelle était sans B. (Il faut noter à cet égard que l'eau de mer n'est pas enfermée dans une enceinte close à parois rigides et fixes. Elle a la liberté de se déplacer, notamment vers la berge). On a une nouvelle pression dans l'eau: P'e = Pe + Xe(B^2)/2uo (là où il y a du champ B) où Xe < 0 (diamagnétique: Xe = -9.1E-6 pour l'eau). En d'autres termes, en repoussant les molécules d'eau loin de la source de B, le champ B réduit la densité de molécules ce qui, par suite, réduit la pression du liquide. uo est la perméabilité du vide: uo = 4pi E-7 N/A^2 (N = newton et A= ampère)
DANS l'air on a: P'a = Pa + Xa(B^2))/2uo où Xa > 0
(paramagnétique: Xa = +0.38E-6 pour l'air à 20°C).
Pa = Patm - nagz où na est la densité de l'air (na = 1.2 kg/m^3 environ). Ici, au-dessus (z > 0) du niveau de la mer, la pression Pa (sans B) diminue avec l'altitude z. Avec B, l'air est attiré (paramagnétisme) par la source de B (i.e. l'ovni). Ainsi, la densité de molécules d'air devient plus grande que celle où B = 0 d'où un P'a > Pa.
Nous sommes intéressé par ce qui se passe au niveau de la mer.
De façon générale, la surface de la mer est en équilibre statique lorsque la pression de l'air à la surface et la pression de l'eau à la surface sont égales en grandeur P'a = P'e (les forces à la surface sont égales et s'opposent de sorte que la surface ne bouge plus:
application de la seconde loi de Newton). On a donc à la surface:
Patm - nagz + Xa(B^2)/2uo = Patm - ngz + Xe(B^2)/2uo.
Si par ex. B = 0 on voit que cette égalité est satisfaite que si z = 0. La surface de la mer (statique) est alors plane (i.e.
indépendante des coordonnées x et y) et passe par z = 0.
Toutefois, si B n'est pas nul, la surface (interface air-eau) s'incurve toujours vers le bas ( z < 0 ), que l'ovni soit hors de l'eau ou dans l'eau pourvu qu'il ne soit pas trop loin de l'interface.
Autrement dit, comme la pression de l'eau diminue sous l'action de B et que celle de l'air augmente, la surface de la mer s'incurve vers le bas jusqu'à ce que la pression de l'eau (plus grande dans les profondeurs où B est plus faible car plus loin de l'ovni) rejoigne en grandeur celle de l'air et que la surface de l'eau se stabilise à nouveau. En effet, on a de l'égalité précédente:
(n - na)gz = (Xe - Xa)(B^2)/2uo (1).
Or, le membre de droite de cette égalité est manifestement une quantité négative alors que (n-na)g, dans le membre de gauche, est positif. Il faut donc que z < 0.
(Note. Il faut bien se rappeler que nous considérons ici le cas statique (ovni immobile). Ces équations ne valent plus lorsque par ex. l'ovni est en mouvement et sort de l'eau).
L'équation (1) nous permet de déterminer l'ordre de grandeur de B produit par l'ovni au fond de la cuvette. Sachant que la profondeur de celle-ci est de l'ordre de 5m (z = -5m), on trouve B = 114 Tesla.
De plus, si l'on connaît comment B varie dans l'espace (l'eau) on peut grâce à (1) déterminer la forme de la cuvette.
Si l'on prend cette valeur de B et que l'on calcul la pression magnétique à la surface de l'eau au fond de la cuvette on trouve: Xe(B^2)/2uo =
-0.46 atm (la pression de l'air au niveau de la mer est 1atm). Par ailleurs, la pression due au seul poids du volume d'eau déplacé est:
ngz = -0.48 atm (z = -5m). C'est parce que Xe est petit (diamagnétisme) que B doit être grand pour produire des pressions comparables à celle de l'eau. Un champ B qui serait 10 fois plus petit nous donnerait une pression 100 fois inférieure. Dans ce cas, au lieu de 5m, la cuvette aurait une profondeur 100 fois plus petite soit 5cm.
Cordialement,
Tioneb
PS. Vous écriviez:
[...] La relation qui lie la force (N) appliquée sur un corps diamagnétique possédant une susceptibilité magnétique voisine de l’eau à un champ magnétique est la suivante :
F = (c/2mo)VB2 où c , la susceptibilité magnétique moléculaire, est une constante égale à 10-5 (pour plusieurs matériaux diamagnétiques), mo est une constante magnétique égale à 4p10-7, V est le volume du matériau exposé au champ (en m3) et B l’intensité du champ magnétique (en Tesla). [...]
Si c est une quantité sans dimensions (sans unités, un simple chiffre) et que les unité de mo sont bien N/A^2 (perméabilité du vide) alors l'expression de F ci-dessus n'a pas les unités d'une force (N). Pour cela il faudrait prendre le gradient de (c/2mo)B2 et le multiplier par V ou remplacer le volume V par une surface adéquate car: (c/2mo)B^2 a les unités d'une pression (pascal: N/m^2). C'est peut-être cela qui a fait que vous ayez trouvé un B plus petit (16 tesla) puisque la valeur numérique associée au volume de la cuvette est beaucoup plus grand que celle associée à sa surface. À mon sens si on remplace V dans votre formule par S (la surface) que l'on peut approximer par celle d'un cylindre de diamètre de 30m on devrait retomber sur une valeur voisine de celle que j'ai donnée pour B.
Avec un cylindre, seule la surface du fond compte et S vaut: S = pi (30/2)^2 = 706.8m^2. En égalant votre force(corrigée) F au poids du volume d'eau déplacé qui est ngV, on a l'égalité: S(c/2mo)B^2 = ngV ou encore:
(c/2mo)B^2 = ng(V/S). Mais vous voyez, V/S ce n'est rien d'autre que la profondeur de la cuvette (cylindre) soit z! On retrouve la formule (1) de tantôt à l'exception des signes et des paramètres de l'air. Vous devriez donc trouver vous aussi, par le bias de votre approche, un B de l'ordre de 100 tesla.
Cependant, cette approche est imprécise et conduit à un résultat incorrect lorsqu'il s'agit d'évaluer la masse M de l'ovni parce que vous n'avez d'autre choix que de poser: Mg = ngV = S(c/2mo)B^2 càd: le poids de l'engin égal le poids de l'eau déplacé (3400 tonnes) dont la densité est n, soit celle de l'eau sans B! Or, quand B est là, la pression de l'eau baisse par rapport à sa valeur sans B. Cela s'accompagne par une baisse de n dans la zone affectée par B de sorte que le poids du volume d'eau déplacé est plus petit que ngV ce qui conduit à une valeur de M plus petite que 3400tonnes.
Si au lieu de corriger F en remplaçant V par S, vous gardiez V et introduisiez le gradient, les choses ne seraient pas meilleures car le gradient revient (approximativement) à diviser F (avec V) par la profondeur de la cuvette donc par z et alors: V/z = S et on retombe sur le F corrigé de plus haut.
----- Original Message -----
From: <Dumont.Jacques at hydro.qc.ca>
To: <Tioneb at globetrotter.net>; <debat at ovni-sciences.net>
Sent: Wednesday, September 28, 2005 11:53 AM
Subject: RE: [OVNI-SCIENCES] cuvette
Bonjour
Votre intervention tombe bien, voilà justement un beau cas qui illustre le
fait que ces
objets semblent posséder une masse importante et qu'une énergie considérable
a été
transformée pour engendrer un puissant champ magnétique, dont manifestement
la
présence nécessaire était liée à la sustentation . Le volume important d'eau
déplacé pour
former la cuvette témoigne en effet que la force exercée par le poids de
l'objet était
considérable, donc une masse relativement élevée. Si les utilisateurs d'une
telle
technologie avaient le moyen de "blinder" l'accélération terrestre et y
avaient eut recours,
la formation d'une telle cuvette n'aurait fort probablement pas été
observée.
J'avais initialement estimé à environ 16 Tesla (chiffre qui m'apparaît
correct après
vérification dans la littérature spécialisée) l'intensité nécessaire d'un
champ magnétique
stationnaire ou quasi-statique pour appliquer sur l'eau une force
équivalente à celle
communiquée par l'accélération terrestre. La distance entre l'ovni et la
surface de l'eau
étant relativement faible, je m'attendais à une grandeur magnétique de
l'ordre de la
dizaine de Tesla (20 à 30), aussi, votre estimation de 114 Tesla me
surprends un peu.
Cordialement
J. Dumont
-----Message d'origine-----
De : debat-bounces at ovni-sciences.net
[mailto:debat-bounces at ovni-sciences.net] De la part de Tioneb
Envoyé : mardi 27 septembre 2005 21:05
À : debat at ovni-sciences.net
Objet : [OVNI-SCIENCES] cuvette
Bonjour
Il y a peu de temps j'avais fait part à cette liste d'un cas où un ovni
était en sustentation au-dessus de la mer et générait une cuvette à la
surface de celle-ci.
Cela se passait en Afrique en 1974. En raison de l'énorme volume d'eau
déplacé, on voit mal à quoi la force, tout aussi énorme, qui déplace ces
3400tonnes d'eau peut bien servir sinon qu'à contrer le poids de l'engin ou
une partie de celui-ci.
Si tel est bien le cas, il s'ensuit que cet ovni a bel et bien une masse
gravitationnelle (il est attiré par la terre) et il est bien connu depuis
longtemps en physique que masse gravitationnelle et masse inertielle se
confondent. Alors, sa masse inertielle n'est pas nulle, cet ovni a une
inertie.
Regardons le diagramme des forces en présence:
|
| Fa (force magn. sur l'ovni, vers le haut)
|
|-----|
|-----| ovni
|
|
| Mg (poids de l'ovni, force vers le bas)
(Fb: force exercée par
l'eau sur la cuvette, vers le haut)
| z
-- | Fb ------ niveau de la mer ---|----x
\ | / avant déformation
\ | /
-------- cuvette
|
|
| -Fa (force magn. sur
l'eau, vers le bas: action-réaction)
L'ovni demeure à une distance fixe z = zo au-dessus du niveau (non
déformé) de la mer (à z = 0). Pour cela, il faut une force contraire Fa
(vers le haut et d'origine magn. ici) qui soit égale en grandeur au poids Mg
de l'ovni (ou à une partie de ce poids) càd: Fa = -Mg. De plus, en raison de
la 3ième loi de Newton (action = réaction), la force que l'ovni applique sur
l'eau, -Fa, est égale et opposée à celle que l'eau applique sur l'ovni, Fa,
par le biais du champ magnétique. On en déduit immédiatement que Fb = -Mg
puisque l'on doit avoir Fb = -(-Fa) pour que la déformation (cuvette) se
forme et demeure en place ou fixe.
Je vous fais grâce des détails du calcul. La masse M se situe entre
8-14tonnes métriques. La force -Fa d'origine magnétique demande un champ
magnétique de l'ordre de 114tesla sur le fond de la cuvette.
C'est plus grand que les 10tesla habituels. La raison est que, contrairement
à l'air fortement ionisé, l'eau qui est diamagnétique est moins efficace, si
j'ose dire, pour repousser l'ovni.
Il faut noter que le poids de l'ovni n'est pas égal au volume d'eau déplacé
(Archimède). La raison physique est que le champ magnétique repousse l'eau
loin de l'ovni et de ce fait, la pression de l'eau diminue là où il y a du
champ; la densité de molécules d'eau devient plus faible qu'en situation
normale. De ce fait, le poids du même volume d'eau déplacé est plus léger.
Autre fait à noter. Que l'ovni soit au-dessus de la surface de l'eau ou sous
celle-ci (et pas trop loin de la surface), la cuvette sera toujours
incurvée vers le bas. Ceci n'est vrai que pour un ovni immobile. Le problème
d'un véhicule mobile sortant de l'eau est une toute autre histoire que je
n'ai pas abordée.
Je ne peux pas exclure que l'ovni produisait une cuvette en déplaçant 3400
tonnes d'eau pour d'autres fins que celui de contrer son poids ou une partie
de celui-ci. Mais si c'était pour cette fin, cet ovni avait bel et bien une
inertie à ce moment-là.
Cordialement,
Tioneb
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