logo OVNI-SCIENCES

[OVNI-SCIENCES]: Quelques questions ....

Gross, Patrick patrick.gross at roche.com
Ven 18 Nov 17:36:16 CET 2005


>"Par définition :
- la science vise à découvrir non pas des faits singuliers et isolés mais des régularités, qui s'expriment dans des propositions générales,"

Je ne suis pas d'accord. La science certes tente de dégager du général à partir du particulier quand cela est pertinent, mais la science n'est pas un mécanisme pour rejeter comme non-réel ce qui ne serait pas généralisable.

Ainsi, si un et un seul engin extraterrestre venait à nous visiter une et une seule fois, et repartait dans la minute, que ce serait admis de tous comme un fait réel, alors, la science n'est pas un mécanisme pour dire "cela n'existe pas puisque c'est unique et ponctuel et non reproductible et que cela ne permet pas de généralisations".

>"- sur la base d'observations, qui ne peuvent acquerir d'interet scientifique que dans le contexte d'une mise a l'épreuve d'une proposition générale,"

C'est le cas de toute observation empirique. Tout "objet d'étude scientifique" est toujours une observation, rien de plus, rien de moins.

La science ne se sépare pas de la non-science en fonction de la facilité ou de la difficulté de faire les observations ou les expérimentation. Elle s'en sépare en tant que méthode.

Le sujet de l'ufologie est bel et bien des observations, et l'intérêt de s'y pencher scientifiquement devait être une affaire strictement personnelle, dégagée de toute obligation de "rendement" ou "profit" ou "d'intérêt". Pour certains il n'y a guère d'intérêt à l'étude scientifique des termites et peu d'espor de retombées scientifiques fondamentale dans cette étude, alors qu'il y a au moins potentiellement des retombées bien plus importantes en ufologie. 

>"- Que  cette hypothèse n'est ni testable ni réfutable,"

Je ne suis pas d'accord, j'ai longuement expliqué pourquoi. Au contraire, dans la panoplie des idées que l'on peut émettre sur l'origine des OVNIS, deux types d'idées sont parfaitement testables: celle dite "psychosociologique" et celle de l'origine extraterrestre de certain d'entre eux. Le test peut se faire par la null hypothesis entre autre. Le "non-testable" ou "non réfutable", ce sont par exemple les thèse du type Sider ou Vallée ou Matrix, dans lesquelles il est postuler que le phénomène nous leurre. Ainsi, le résultat de tout test peut être lui-même un leurre, et dans ce cas là, il n'y ani test ni réfutation possible.

"- Qu'il n'existe pas d'étude définissant clairement les limites du phénomène OVNI (a-t-on a déjà démontré que les lumières nocturnes correspondaient au meme phénomène que les disques volants observés de jour ...)"

Les lumières nocturnes tout autant que les disques volants observées de jour ont des centaines de causes parfois très différentes et parfois très semblables. Une bonne approche est de prendre chaque rapport pour ses mérites et faiblesses propres, et non pas de poser des problèmes qui se résolvent tout seul quand on approche chaque rapport sur ses mérites et défauts propres.

Il n'y a pas lieu de poser des limites à priori au phénomène OVNI. Les limites se révèlent à postériori. En prenant les rapports réel et en renonçant à la discussion abstraite, il devient aisé de voir où seraient les limites.

>" Les OVNI font partie de notre experience sensible, mais du fait de la difficulté que nous avons à les elever au rang de certitude objective on peut se demander si avons nous de fait la possibilité de les éléver au rang d'objet d'étude scientifique."

Tout autre chose fait également partie de notre expérience sensible. Le vocable "scientifique" ou "non-scientifique" ne se tranche pas sur la difficulté de l'étude, mais sur son respect de principes de bons sens qui sont ce qui constitue l'approche scientifique.

>"Mais ne pensez vous pas que l'étude des OVNI ne sera scientifique que lorsque nous aurons des données objectives sur le phénomène , et que cela passe de fait par la conception et le déploiment d'appareils de mesure adaptés ?"

Tout le monde pense cela depuis plus de 50 ans et cela a déjà été fait maintes fois, comme je l'ai souvent détaillé ici. Il faudrait faire plus, cela va sans dire, mais en insistant sur des questions de légitimité scientifique de l'étude des rapports d'observations d'OVNI, on s'entraîne et on entraîne d'autre sur la voie du renoncement, et non sur la voie de l'amélioration.

>"Le GEPAN a bien contourné le problème en déterminant que l'objet scientifique n'était pas l'ovni directement, et qu'en étudiant les 4 observables que sont le témoin, les témoignages, les traces physiques au sens large et le contexte psycho social, on arriverait finalement à obtenir des informations objectives sur les OVNI."

Ce n'est pas un contournement, et ce n'est pas le GEPAN qui a déterminé cela. Cela a été déterminé par l'US Air Force en interne dès le départ, et exposé publiquement par J. Allen Hynek dès le départ, et je le rappelle souvent: l'ufologie n'est pas l'étude des OVNIS, mais l'étude des rapports d'observation d'OVNIS.

>"La première étape consiste à construire une base de données, tout au moins à s'appuyer sur celle existante."

Non, la première étape est d'étudier scientifiquement des rapports d'observations d'OVNIS, et de diffuser le résultat. La base de donnée n'est qu'un outil pour chercher à l'intérieur de la masse de ces résultat.

>"Or aujourd'hui quelle est la fiabilité de la base de données ufologique ?"

Selon la base, cela va de catastrophiquement mauvais à plutôt bon.

>"Si celle-ci n'est pas fiable à x %, quelle valeur peut on accorder aux étapes d'analyses suivantes ?"

Aucune.

Je répondrai (de nouveau) sur les autre points Lundi.

Cordialement
Patrick Gross







Plus d'informations sur la liste de diffusion Debat