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[OVNI-SCIENCES] La lecture du rapport du GAO par Pierre Lagrange.

GBourdais gbourdais at wanadoo.fr
Mer 15 Juin 12:49:47 CEST 2005


Bonjour,
mes réponses sont dans le texte.

----- Original Message ----- 
From: "Grégory Gutierez" <greguti at free.fr>
To: "Gross, Patrick" <patrick.gross at roche.com>; <debat at ovni-sciences.net>
Sent: Wednesday, June 15, 2005 11:32 AM
Subject: Re: [OVNI-SCIENCES] La lecture du rapport du GAO par Pierre Lagrange.


> Bonjour Patrick, tout le monde,
>
> Voyons ce rapport du GAO en détail. Je trouve pour ma part que la lecture qu'en fait Gildas Bourdais est bien plus problématique 
> que celle qu'en fait Lagrange.
>
> Les documents dont il est question sont consultables sur le site de Patrick : http://www.ufologie.net/rw/f/gaoreportscansf.htm
>
> Les deux premières pages sont la lettre d'introduction rédigée par Richard Davis et présentant le rapport du GAO. Je ne crois pas 
> qu'on puisse les inclure dans le rapport lui-même. Et tout le monde est d'accord là-dessus il me semble.

Double faute :
Elles sont dans le rapport
La plupart des observateurs compétents l'ont compris, dans le monde entier (pour la France, par exemple : Guérin, le Cometa, Greslé, 
Parmentier, Mesnard, et beaucoup d'autres)

>
> Ensuite viennent 8 pages qui résument l'enquête du GAO (à partir des archives) et se terminent par une très intéressante liste des 
> archives de l'époque consultées par le GAO. D'ailleurs, en consultant cette liste, on s'aperçoit qu'on ne peut pas honnêtement 
> affirmer que "toutes les archives de la base de Roswell pour 1947" auraitent été détruites de manière mystérieuse, contrairement à 
> ce que certains se plaisent à faire croire (l'équipe du GAO a pu consulter des archives de 1947 autrement plus sensibles et 
> importants que les 2 archives disparues).

Faux.
Aucun analyste compétent n'a affirmé cela. On a toujours parlé d'une partie importante des archives et non de la totalité", 
détruites sans autorisation écrite et motivée, comme cela aurait du être fait. Etonnant, d'ailleurs, de détruire ainsi, à la 
sauvette, d'importantes archives historiques, sans motif, celles de l'unique base des bombardiers atomiques. Ils manquent de place 
aux Etats-Unis ?

>
> Cette synthèse fait 8 pages.
>
> Ensuite on découvre sur 12 pages les "annexes", c'est-à-dire... les simples réponses officielles (souvent très courtes) des 
> diverses organisations officielles et militaires contactées par le GAO.
>
Elles ne sont pas sans intérêt, en ceci qu'elles montrent tous les services officiels déclarant en coeur : nous n'avons rien sur 
Roswell.
Rappelons quand même que cette affaire avait fait la "une des tous les quotidiens, y compris le prestigieux "New York Times"
Alors, rien dans les archives ?


> En tout, on compte donc 20 pages à cette enquête dont 12 de réponses issues d'autres organisations. Pour rappel, l'enquête de l'US 
> Air Force l'année précédente, c'était plusieurs centaines de pages...

Encore faux !
L'US Air Force a publié un petit rapport de 22 pages en septembre 1994. En fait, les "centaines de pages" de documentation sur les 
ballons n'étaient accessibles qu'en consultation au service de documentation du Pentagone. Lagrange a écrit qu'elles avaient été 
publiées, mais c'était un mensonge de plus. Elles n'ont été publiées qu'en octobre 1995, dans le gros pavé de mille pages "The 
Roswell Report".

>
> A la lecture de ces 8 pages, qu'on fait les gens du GAO ? Ils ont simplement demandé à différentes organisations gouvernementales 
> et militaires quelles informations elles possédaient à propos du crash de Roswell. Ils ont ensuite collecté ces réponses tout en 
> consultant de nombreuses archives toujours bien disponibles.
>
> Notons qu'ils expliquent qu'ils ont préalablement soumis ce rapport : à la CIA, au FBI, au puissant NSC (National Security 
> Council), à la Défense américaine (DoD), etc.  Et il se trouve qu'AUCUN de ces organismes n'a jugé bon de faire le moindre 
> commentaire ou de suggérer la moindre modification au rapport en question. S'il y avait bien un "cover-up" à propos de Roswell, 
> comment se fait-il que les agences gouvernementales, informées de la prochaine publication du rapport du GAO, n'aient pas jugé 
> utile de le modifier, si ce rapport contenait des éléments génants pour le maintien de ce cover-up ? Suggestion de réponse : parce 
> qu'il n'y a rien dans ce rapport qui "accuse" ou qui laisse entendre un tel "cover up".

Tout faux, encore.
C'est pourtant simple : les organismes officiels ont dit qu'ils n'avaient rien sur Roswell. Et alors ?
Si ça vous suffit, vous êtes vraiment d'une naïveté sans bornes.


>
> Ensuite, que racontent les rédacteurs du rapport du GAO ? Que lorsqu'ils ont consulté les (nombreuses !) archives de l'époque 
> toujours à disposition, ils n'ont jamais trouvé de documents suggérant la récupération d'un "flying saucer" (je n'ose dire 
> "soucoupe volante" de peur qu'on m'accuse d'être méprisant pour l'HET), même là où il était supposé y en avoir (par exemple dans 
> les archives du Material Air Command pour 1947 à 1950 (où l'objet était supposé avoir été envoyé pour analyses), ou dans un 
> rapport du FBI à propos de Roswell daté du 12 juillet 1947, qui parle plutôt d'un "disque accroché à un ballon par un câble". 
> Toutes les traces de l'objet qu'ils arrivent à trouver dans les archives consultées parlent de ballons, de câbles, de matériel 
> météo...
>

Evidemment qu'il n'y avait pas de "preuve" décisive dans les archives officielles dès lors que celles-ci avaient été soigneusement 
nettoyées depuis des années.
A noter cependant que le mémo du FBI contredit les déclarations du général Ramey : on avait bien envoyé des débris à l'ATIC.
L'allusion au disque accroché à un ballon provient d'une première version fournie aux journalistes en début d'après midi à Fort 
Worth,  et abandonnée ensuite au profit d'un simple ballon météo. Cette premièe version parlait d'un grand ballon stratosphérique, 
équipé d'une cible radar un peu spéciale.  Ils ont dû se rendre compte qu'ils ne pourraient documenter un tel lancement et ils ont 
alors laissé tomber.


> Quand on lit tout le rapport (et pas simplement la lettre d'intro, très polie et "diplomatique", de Richard Davis répondant à 
> Schiff, et qui discute surtout du MJ12), on se rend compte que le GAO n'a troué finalement que des archives, des rapports et des 
> réponses qui parlent de débris de ballons. Ni plus, ni moins.

Décidémment, vous ne comprenez pas ce qu'est la politique américaine du secret.

>
> Maintenant, à propos de la fameuse phrase "Le débat sur ce qui s'est écrasé à Roswell continue", dont Gildas Bourdais fait si 
> grand cas.
>
> On la trouve bien dans le texte du rapport lui-même (et pas dans la lettre d'intro). Oulala, le méchant Lagrange ! Aurait-il menti 
> à ses lecteurs ?

Ah bon ? Elle est donc dans le rapport. Mais alors pourquoi disiez vous le contraire plus haut ?

Oui, Lagrange a menti à ses lecteurs.
Et c'est un mensonge aggravé. Bien loin de s'en excusr, il continue à le défendre aujourd'hui, et vous avec lui.

Gildas Bourdais








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