logo OVNI-SCIENCES

[OVNI-SCIENCES] Catalogue(abductions)

Christophe Meessen christophe at meessen.net
Mer 7 Déc 13:49:40 CET 2005


Bonjour,

J'ai demandé des précisions hier soir à mon père pour les masses noires. 
J'ai dit une ânerie que je m'empresse de corriger. C'est la constante 
diélectrique qui devient négative dans ces plasmas et l'indice de 
réfraction devient imaginaire (cf. nombre complexes). Le résultat serait 
que les ondes d'une certaine plage de fréquence seraient amorties en 
surface du plasma. La masse apparaîtrait noire. Je ne puis donner plus 
d'informations sans prendre le risque de vous induire d'avantage en 
erreur. Mon père aurait 2 photos d'ovnis sous lesquels cette masse noire 
est visible. Il ne peut malheureusement me les envoyer pour l'instant.

Il est important toutefois de rappeler qu'il faut rester très prudent. 
La seule information à retenir pour l'instant est qu'il existe une 
explication compatible avec les lois de la physique connue. L'intérêt 
est que nous avons maintenant un modèle explicatif que l'on peut tester 
en laboratoire indépendamment du phénomène ovni et caractériser très 
précisément les conditions requises pour que cela se manifeste et les 
éventuelles limites et contraintes qui y sont afférentes. Par exemple on 
pourrait tester si les conditions requises pour produire un tel effet 
seraient compatibles avec la traversée d'un être vivant dans ce volume 
sans préjudice notable et irréversible pour sa santé.

Là on met en oeuvre une démarche scientifique tout ce qu'il y a de plus 
orthodoxe pour l'étude du phénomène ovni. Cette étude pourrait nous en 
apprendre d'avantage sur le phénomène lui même. Au pire simplement nous 
apprendre que cela n'est pas possible.


Pour l'idée sur l'invisibilité, pourriez vous nous dire d'où elle vient 
? Est-ce une révélation d'un des abductés ou simplement une idée 
spontanée qu'il aura pu avoir ?

Le principe fondamental est bien connu et déjà appliqué pour filtrer de 
façon sélective les bruits. Il existe des casques intelligents qui 
inverse le signal correspondant au bruit. En l'additionnant au son on 
élimine le bruit et on laisse passer la voix des personnes. Je me suis 
laissé dire que ce genre de techniques était d'application dans les 
avions, mais je n'ai jamais pu vérifier cela car le problème est alors 
très différent du casque. Dans un casque on peut déterminer de façon 
relativement précise et fiable le signal qui doit être inversé. Pour une 
personne dans un avion, le signal correspondant au bruit est différent 
pour tous les passagers. L'efficacité d'un tel système est alors 
considérablement réduite.

Ici l'idée est d'appliquer cela à la lumière, mais cela devient 
franchement irréaliste car la difficulté que l'on à avec les personnes 
dans l'avion est démultipliée par le nombre de détecteurs à prendre en 
considération. De toute façon cela ne résout pas le problème de 
transmettre l'information qui se trouve derrière l'engin. L'idée 
reviendrait à annihiler la lumière réfléchie par addition d'un signal 
inverse, mais on aurait alors l'équivalent de la masse noire.  On 
pourrait plus facilement imaginer un système qui absorbe tout simplement 
la lumière. Mais cela ne rendra pas invisible.


La question sur l'addition des ondes dans l'espace est elle tout à fait 
pertinente. Comme il a été dit, il y a redistribution de l'énergie. J'en 
avais discuté avec un collègue physicien alors que nous débattions des 
solutions pour communiquer à très très grande distance suite à 
l'évocation du programme SETI. Son raisonnement était le suivant et il 
m'avait quelque peu surpris sur le moment, mais il a été confirmé par 
ailleurs.

Si on utilise une source d'émission ponctuelle il y aura diffusion 
radiale du signal et diminution de l'intensité avec le carré de la 
distance. Ce n'est pas du tout efficace comme moyen de communication. 
Avec un réseau de détecteur ponctuels; on peut par interférence réaliser 
un faisceau qui concentre l'énergie dans un fin pinceaux. S'il est 
parfaitement parallèle, il n'y a plus de perte d'énergie en fonction du 
carré de la distance. Il n'y a que l'absorption et la diffusion induit 
par la matière rencontrée sur la trajectoire qui diminue l'intensité du 
faisceau. Il serait donc logique que les ET utiliseraient plutôt ce 
genre de techniques pour communiquer bien que ceci suppose de savoir 
viser et surtout de viser juste. Les radars modernes utilisent cette 
technique.


JC Venturini wrote:

>Il y a un facteur de jugement positif/négatif du témoin qui aura du mal à
>apparaître dans les textes de compte rendu, c'est les intonations des
>réponses aux questions et, des réponses qui sont telles qu'elles font
>apparaître la situation comme banale et intégré par le témoin, ce qui
>renforce la crédibilité.
>  
>
Cela fait partie du langage non verbal. Mais il faut aussi être 
extrêmement prudent avec ce genre de critère car l'incertitude sur la 
validité de l'interprétation est très grande. De plus, lorsque 
l'expérience relatée est en fait pour une hallucination ou un délire, 
elle a été vécue comme tout à fait réelle par le témoin. Les accents de 
sincérités n'offrent donc aucune garantie sur la réalité des expériences 
relatées. De plus un mythomane quelque peu habile saura jouer des 
trémolos dans la voix comme il faut pour rendre son récit crédible. 
D'ailleurs pour ce genre de personnes, il est étonnant de constater que 
plus l'histoire est abracadabrante et tirée par les cheveux, plus elle 
est considérée crédible ou du moins inhibe le sens critique. Elle est en 
général invérifiable, du moins facilement. Mais bon pour les mythomanes 
il y a des signatures caractéristiques dans la teneur des fabulations 
car elles servent généralement à susciter l'attention, l'admiration et 
l'estime du public. Dans tous les cas, il n'y a que la vérification par 
des moyens objectifs qui permettent de distinguer le vrai du faux. Donc 
les accents de sincérités ne devraient pas du tout être pris en 
considération.

Quant aux autres langages non verbaux, comme les attitudes, les tics, la 
nervosité, etc c'est aussi très difficile à interpréter de façon fiable. 
Une personne ayant vécu une expérience imaginaire comme si elle était 
parfaitement réelle aura très probablement une attitude indiscernable 
d'une personne qui aura elle réellement vécu l'expérience.

Il n'y a que les éléments objectifs du récit qui doivent être pris en 
compte comme par exemple ces 1.2Km. Il y en a sûrement d'autres. Est-ce 
compatible avec le déplacement du véhicule ? etc...

Il faut aussi bien faire la distinction entre la prise de mesure 
(collecte des données) et l'analyse et l'interprétation de celle-ci. Si 
on fait les deux en même temps, on va filtrer les données et les 
sélectionner en fonction des modèles explicatifs envisagés. Il est 
important de bien faire la séparation entre ces deux activités. Il y a 
des détails dans le récit qui sur le moment peuvent sembler sans 
importance mais qui par la suite peuvent être décisifs. De même pour les 
données qu'on ne comprend pas et plus spécialement pour ce qui semble 
totalement aberrant. L'exemple de la masse noire illustre parfaitement 
cela. L'idéal est d'enregistrer ou mieux encore de filmer l'entretient 
et de pouvoir ainsi se concentrer sur l'écoute et les questions dont il 
faut user avec parcimonie car elles sont souvent inductrices. Mais il y 
a des techniques pour tester cela.

>Dans les interviews se produit ce genre de situation où une question précise
>entraîne une réponse complémentaire qui traduit un enracinement du fait que
>ça "coule de source", et que ce n'est pas une réponse inventée.
>  
>
Ce sont aussi des appréciations très vulnérables à la subjectivité de 
l'enquêteur. C'est bien évidemment à documenter très méticuleusement 
comme le reste. Mais on ne devrait pas s'appuyer là dessus pour juger de 
la validité du témoignage.

>Cela montre combien l'ufologie aurait besoin de psychologues "ouverts". Et
>peut-être aussi de sociologues "ouverts" qui s'intéresseraient non pas aux
>ufologues et aux témoins, mais à la société "établie" des médias,
>politiques, et scientifiques qui rejette en bloc ces dossiers.
>  
>
Tout à fait. Le travail d'enquête est une spécialité qui demande une 
expertise spécifique. C'est même un métier. Ce n'est pas par hasard que 
dans le rapport Turrock il est suggéré que les ufologues se spécialisent 
dans la collecte de données ou bien dans l'analyse et l'exploitation des 
données et évitent de faire les deux. Il est néanmoins utile d'avoir 
essayé les deux pour comprendre les difficultés des deux spécialités et 
quelles sont ses affinités ou facilités.

J'ai un jour été amené à faire une déposition en gendarmerie car j'avais 
été témoin d'un accident. L'officier m'avait alors particulièrement 
impressionné par la dextérité quasi naturelle à écarter tout ce qui 
était impression subjective et interprétation dans mon discours de ce 
qui était fait objectif. De même j'ai pu aussi voir comment il testait 
mon récit. Comme quoi l'affirmation qu'un témoignage est par définition 
non fiable et donc non exploitable pour toute recherche de vérité est 
fausse. Il y a une incertitude sur la validité, c'est certain, mais il 
est possible de la réduire et dans certains cas même de la réduire à 0 
lorsqu'on dispose de tests indépendants et objectifs. Il faut aussi se 
rappeler que incertitude signifie aussi que le récit peut-être tout à 
fait vrai.


[cf. plasma noir]

>A ce propos si quelqu'un sur la liste a des données sur la théorie physique
>de ce phénomène elles seraient les bienvenus. Cela permettrait d'en faire un
>dossier plus complet. Quel est le nom scientifique de cet effet ?
>  
>
D'après ce que j'ai compris des explications de mon père, cet effet 
serait identifié sous le nom de bande interdite. En gros (réserves 
d'usages !) le principe serait le suivant. Un système qui peut être mis 
en oscillation aura une fréquence propre. En stimulant le système à une 
certaine fréquence et avec une certaine phase par rapport à celle du 
système on peut amplifier l'oscillation ou bien au contraire 
complètement l'annuler. Mon père illustrait cela devant ces étudiants 
avec une petite clochette. En changeant la fréquence d'oscillation il 
arrivait à un moment à complètement stopper tout contact du battant avec 
la surface et donc à annuler le bruit. Il faut que la fréquence et la 
phase soit adéquate. Les anciens qui ont eu l'heureux privilège de faire 
l'appel de classe avec une cloche à main, savent que cela demande une 
certaine pratique pour le faire correctement.

>Le témoin est persuadé que cette observation avait valeur de "message" est que
>les données astronomiques indiquées par la flèche pouvaient signifier
>quelque chose.
>  
>
Je voudrais juste attirer l'attention sur le fait que la notion de 
"message" est une interprétation ou une impression du témoin. Elle doit 
être documentée comme les autres informations, mais d'une façon qui la 
distingue clairement des faits. Il faut éviter que les amateurs qui 
lisent ces témoignages confondent les deux. Il n'y a pas à porter de 
jugement sur cette information. C'est une information comme une autre, 
mais elle ne présente pas d'intérêt lorsqu'il s'agit de chercher des 
moyens de tester la validité du récit.

>Cher Christophe, je suis à votre disposition pour répondre à toutes les
>questions concernant cette affaire, dans la mesure, bien sûr, de mes
>connaissances. Et je renouvelle ma proposition de vous faire rencontrer le
>témoin quand vous le souhaiterez, disons l'année prochaine.
>  
>
Merci beaucoup. Nous en reparlerons en privé.

--
Bien cordialement,

Ch. Meessen


Plus d'informations sur la liste de diffusion Debat