[OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?
Dumont.Jacques at hydro.qc.ca
Dumont.Jacques at hydro.qc.ca
Lun 22 Aou 19:16:44 CEST 2005
Bonjour
Merci beaucoup pour toutes ces indications techniques et votre implication. Mon
enthousiasme de la semaine dernière pour les estimations se voulait surtout
communicatif… le nucléaire, la physique des plasmas, ce n’est pas du tout mon
domaine (j’évolue dans l’électrodynamique et l’électronique de puissance).
Visiblement, vous êtes plus qualifié que moi pour cet exercice. Et puis, Ouf !
comme vous le dites si bien ; ce n’est pas que les calculs sont complexes, ce sont
surtout les nombreuses variables qui rendent les estimations ardues , mais il est
toujours possible d'approximer.
Ce qui est un peu drainant dans cet exercice, c'est qu'on pourra pratiquement
jamais déterminer s'il y avait présence ou non de rayonnements d'origine nucléaire
lors de cette observation, du fait que le spectre des photons X chevauche celui des
photons gamma et que les effets physiologiques recensés dans la littérature
médicale sont décrit comme étant similaires. Alors un réacteur, ou pas de réacteur,
un plasma et un réacteur ou un plasma seul, allez savoir ! Votre proposition a le
mérite de permettre une certaine quantification, mais elle exclut malheureusement
les photons X, ceux-la mêmes qui nous intéressent.
De mon humble avis, il y a 2 approches possibles dans la démarche de
quantification : soit on part de la source de rayonnements avec une puissance
estimée réaliste, comme vous le proposez dans les spectres de l'IR et des UV
principalement , soit on part de la cible en prenant en compte les effets
physiologiques observés chez les témoins. Il m'a initialement semblé plus facile
de partir des cibles, déterminer quel type de rayonnements pouvait être à l'origine
des symptômes manifestés par les témoins. Si on se fie à la littérature spécialisée,
des X et/ou des gamma semblent nécessaires (ça serait en fait une première chose
à confirmer) .
Selon la gravité des blessures, la distance à la source et la durée d'exposition, on
pourrait par la suite estimer la dose absorbée (Gray, rad, etc.) et déterminer
l'intensité approximatives des photons impliqués. En tenant compte de la distance,
du coefficient linéique d'atténuation dans l'air (qui varie en fonction du spectre
d'émission, histoire de compliquer les choses) , il serait possible d'accorder un
ordre de grandeur, dans chacun des spectres d'émission, à l'énergie rayonnée par la
source (loi d'atténuation des faisceaux monoénergétiques dans un milieu
homogène, une formule qui tient compte de la plupart des variantes présentes dans
l'équation que vous nous proposées pour évaluer la puissance radiante en un point
donné) . Une méchante besogne comme vous l'indiquez, d'autant plus qu'une
mauvaise estimation pour un seul paramètre peut bousiller l'ensemble des résultats
(et encore, j'oublie probablement bien d'autres paramètres) !
Et, en admettant qu'on aboutisse à des chiffres "potables", pourrons-nous pour
autant dire : voilà , il y avait des X, pas de gamma, etc ??? Non, vraiment, c'est le
travail d'une équipe multi-disciplinaire, disposant surtout de temps (ce qui nous
fait probablement tous cruellement défaut) et d'informations fiables !
Bien cordialement
J. Dumont
-----Message d'origine-----
De : debat-bounces at ovni-sciences.net [mailto:debat-bounces at ovni-sciences.net]
Envoyé : jeudi 18 août 2005 21:21
À : Gross, Patrick; debat at ovni-sciences.net
Objet : Re: [OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?
Bonjour Patrick, Jacques et membres de la liste,
PG: »J'entends bien. Dans mon idée, maladroitement exprimée, je pensais dire ceci. "Air ionisé", dans mon esprit, veut dire ionisé comme dans un tube de lampe néon: par l'application d'un champ électrique, non pas comme "effet secondaire" logique d'une très puissante source de chaleur. Ce que vous me dites, si je comprends bien, c'est que si la flamme est d'une température de 2000 à 5000 K, c'est tellement élevé que cela ionise l'air, et également bien entendu rayonne en infrarouge. En somme, sans notions très précises à ce sujet, je soupçonne que le rayonnement est probablement complexe, comportant probablement des infra rouge, probablement pas ou peu de radiations telle qu'attendue d'une pile atomique, etc.
Tioneb:»Tout à fait, vous avez bien saisie l'idée! Le spectre est très complexe parce que plusieurs "mécanismes" radiatifs entre en jeux. Il y a diverses molécules, atomes, ions et radicaux qui émettent en même temps et chacun le fait dans une certaine fourchette de fréquences et souvent, ces domaines se croisent, se superposent. Par ailleurs, les intensités de chacune de ces radiations dépendent de la température. Si on ne connaît pas la température, il devient difficile d'évaluer les intensités émises. Mais, il n'y a pas de radiations nucleaires (gamma, bêta, alpha et
neutrons) dans ces plasmas d'air, pas à ces températures qui sont trop faibles. Au mieux, on peut avoir des RX et, bien sûr, on a des UV, des IR et du visible.
PG: »Un point très important concernant cette flamme:
Elle n'est pas constante: elle s'allume, et s'éteint, plusieurs fois de suite. Suite à son allumage, l'engin monte de quelques mètres, quand elle s'éteint, l'engin descend de quelques mètres (cad 7 mètres selon Betty Cash).
Cela impose encore quelques contraintes à l'engin humain idéal que nous tentons de définir.
(Peut-être dois-je préciser que la flamme va vers le bas et non vers le haut comme dans une montgolfière.)
Tioneb: »Si on reprend le modèle de l'hélico nucléaire de Robert on pourrait dire que chaque fois que la flamme est émise on génère un surplus d'électricité qui est ensuite transmit au rotor pour accroître sa vitesse de rotation et ainsi produire une plus forte poussée verticale. Même principe s'il n'est pas nucléaire (autre source d'énergie) mais possède un rotor. (Un détail, il faudrait un "rotor de queue" pour éviter que l'engin tourne sur lui-même et entraine la flamme dans un mouvement de rotation en supposant que celle de C-L n'en n'avait pas).
Fait à noter. Le chauffage de l'air à très haute température, juste sous l'engin (ce qui donne lieu à la flamme) devrait produire une expension brutale de l'air. On devrait donc entendre une forte détonation (ou grondements sourds et
intenses) à chaque fois que la flamme serait émise.
Or. les témoins ne l'on pas signalé. Pourquoi?
Selon Betty, il n'y a que le "whoosh" ou le "beep-beep" au moment de l'émission de la flamme. C'est comme si le chauffage de l'air était "lent"
ou progressif. Mais il y a peut-être une autre explication. Par exemple, s'il y avait de la MHD appliquée à la flamme, cela pourrait réduire la détonation comme cela peut le faire pour le bang sonique. Le principe est le même mais les conditions d'application sont différentes. L'air est ionisé, si on applique un champ magnétique de manière à "écarter" l'air autour de la zone de chauffage on évite la surcompression de l'air au moment du chauffage rapide et l'émission du front d'onde sonique. Notons aussi que si l'on a une flamme c'est qu'il y a un écoulement d'air (et des ions etc) vers le bas.
Note. Si le chauffage est fait par radio-fréquences (on a un coil ou solénoïde dans lequel circule un courant électrique oscillant, cela produit un champ magnétique et un champ électrique qui osccillent à la
radio-fréquence) cela produit, en plus du chauffage, une force de Lorentz sur le gaz par le biais des ions. Il n'est pas impossible (mais je n'ai pas
vérifié) que cette force réduise la surcompression de l'air.
PG: Il me semble maintenant que la démarche scientifique qui s'impose comme yant le meilleur "payload" potentiel est de faire les calculs et les recherches notamment physiques et physiologiques afin de renforcer ou d'éliminer ou de discriminer entre les différents rayonnements qui peuvent ici être à l'œuvre, ce de manière quantitative. Il y a au minimum de quoi établir des fourchettes de puissance pour certains des types de rayonnements à traiter:
Radio
Micro-ondes
Infra-rouge
Lumière visible
Ultra-violet
X
Gamma
Je ne suis probablement pas le plus apte à le faire, n'ayant que des connaissances trop basiques à ce sujet, mais s'y personne ne se lance je le tenterais, comptant sur les plus versés que moi pour en rectifier les erreurs éventuelles.
Il devrait alors peut-être pouvoir dit quelque chose au sujet de la vraisemblance ou de l'invraisemblance d'un engin du type hélicoptère nucléaire / MHD sans pilote, et d'avoir quelques contraintes quantifiées à respecter au moins dans une certaine mesure par tout engin candidat.
JD:»En effet Patrick, si on pouvait quantifier l'énergie impliquée et le type de rayonnement la transportant, on pourrait par exemple inclure ou exclure les rayons gamma.
Ce qui nous
informerait de la présence ou de l'absence probable d'un réacteur nucléaire utilisant la fission de l'uranium. C'est que ce type de radiations ionisantes prend naissance dans des processus de transformation atomique impliquant le noyau des atomes, lors de la fissions de ceux-ci. Les rayons X par contre ont une origine extra-nucléaire, un plasma fortement ionisé pourrait à lui seul suffire.
Il y a tout ce qu'il faut sur le web pour réaliser les calculs nécessaires à cet exercice de quantification , mais je vous avoue que la chose n'est pas aisée ; une foule de paramètres et de concepts sont à prendre en compte : temps d'exposition, distance d'exposition, coefficient linéique d'atténuation (lié au taux d'absorption du milieu et au spectre d'émission), sans parler des nombreuses unités qu'il faut convertir ici et là en tenant compte à chaque fois de leur nature intrinsèque. Je fouine par ci par là à temps perdu et collige lentement les paramètres à prendre en compte, peut-être arriverais-je à quelque chose un jour ou l'autre ?
Tioneb:» Ouf, méchante besogne! Mais voici quelques indications concernant une torche plasma (i.e. la flamme dans le cas C-L).
J'ai sous les yeux une étude (Christophe Laux, Mechanical Engineering Department, Standford Univ., 2002) donnant la radiance (c'est la puissance EM radiée par unité de surface du corps émetteur par stéradian(sr); le sr est une unité d'angle solide - c'est lié à la surface du corps cible, je vais expliquer plus bas--) de l'air à 1atm chauffé à 7500K en fonction de la longueur d'onde. (En fait, le centre de la flamme est à 7500K et cette température chute progressivement à 4500K environ pour sa périphérie). La torche fait environ 5cm de diamètre par environ 7cm de haut. (Pour appliquer les données de cette petite torche (flamme) à la grande torche du cas C-L, il faudra faire un peut de calcul qui consistera essentiellement à:
1) sommer les intensités EM radiées comme je vais le préciser plus bas,
2) tenir compte de la surface (humaine) exposée et sa distance à la source (flamme) de radiation d'où l'intérêt du stéradian,
3) tenir compte de la réflexion et absorption de la radiation par des matériaux situés entre la source et l'humain. Ce calcul va apporter un facteur de "correction" b et servira à adapter les données de l'étude au cas de la torche de C-L. On aura alors P = bR où R est la radiance dans l'étude et P ce que nous cherchons pour le cas C-L.
Ce petit calcul ne donnera que la puissance EM radiée P atteingnant la personne en fonction des différentes longueur d'onde du spectre émis pour le cas particulier de C-L. Il faut toutefois souligner que la flamme dans le cas C-L n'a pas forcément la température indiquée plus haut.
Néanmoins, cela donnera une idée de comment procéder pour faire de même avec des données pour d'autres températures de flamme (si vous arrivez à mettre la main dessus). Il faudra ensuite voir les effets de cette puissance radiée sur l'organisme.
Dans l'étude précitée, les longueurs d'onde vont de 185-800nm. Donc des UV-C aux UV-A en passant par le visible jusqu'aux IR proches (Near IR).
Les RX ne sont pas mesurés malheureusement. Dans de tels plasmas il n'y a pas de gamma, bêta, alpha et neutrons. Mais il y a des ions et des électrons libres.
Ce que je peux vous dire là-dessus c'est ceci en terme de radiance R en
mWatt/cm^2-sr:
UV-C (100 - 280 nm) : R = 2 à 0.3 (spectre quasi-continu) UV-B (280 - 315 nm) : R = 1 (2 pics) UV-A (315 - 400 nm) : R = 1 à 2 (4 pics)
IR (700 nm - 1.4 mm) "Near IR" :
R = 11 (1 pic à 780nm environ, dû
à l'oxygène atomique)
R = 3.5 (3 pics autour de 740nm dû à l'azote atomique) R = 0.15 (une bosse quasi-continue entre 700-780nm due à l'azote moléculaire).
visible (400-700nm) : spectre quasi-continu (0.05 < R < 0.15) dû à l'azote moléculaire mais avec deux pics dominants: R = 0.3-0.4 mWatt/cm^2-sr environ qui donnent la couleur "or"
dominante de la flamme (615nm et 650nm due à l'azote et l'oxygène atomique). Si la température était plus basse la couleur dominante se déplacerait normalement vers les féquences plus basses i.e. le rouge.
-- Fait à noter. Chez beaucoup d'ovnis, les couleurs observées (rouge, orange, or, blanc etc) peuvent très bien se comprendre par diverses températures de l'air chauffé (plasma).
Le chauffage de l'air peut servir de pré-ionisation du gaz.
Cela permettrait de produire une certaine densité d'électrons libres et d'ions. Ensuite, on ionise à nouveau mais cette fois avec des micro-ondes. Cela permet de faire grimper la densité d'électrons à des niveaux extrèmes qui permettent d'obtenir, avec le champ magnétique de basse fréquence (PEMP), des poussées énormes (principalement sur les électrons).
Comme on le voit ci-dessus, en plus du visible, il y a en général beaucoup d'UV et de IR dans ces plasmas. (Ceci rappel le cas de Petit Rechain avec la mise en évidence des UV par A. Meessen).
Je crois aussi me souvenir de l'effet des IR sur les plaques photo.
Mais plus la température baisse moins il y a de fréquences élevées dans le spectre, moins d'UV et encore moins de RX (par moins, il faut entendre que la radiance R diminue avec la température--.
Note. A 740nm par ex, il est difficile de dire si l'oeil va détecter la radiation (couleur) ou bien si les récepteurs thermiques de la peau vont la détecter (chaleur). C'est une zone floue.
Ce qui ressort de ces valeurs de R c'est l'importance relative des UV et des IR proches par rapport au visible notamment. Mais il faut se garder de conclure trop vite car le facteur b dépend des longueurs d'onde. Cela veut dire que certains matériaux, entre la flamme et l'humain, réfléchissent-absorbent plus ou moins fortement telle ou telle longueur d'onde. Par suite, l'importance relative de la radiation qui ATTEINT l'humain i.e. P n'est pas forcément la même que celle de R ci-dessus.
Ces données (R) ne vont pas permettrent de distinguer entre nucléaire et non-nucléaire. Elles vont simplement quantifier l'énergie EM (en fonction de la longueur d'onde) émise par la torche plasma ou flamme à une température donnée à la pression atmosphérique (sans ici les RX malheureusement).
Et, je le répète, cette flamme n'émet pas de radiations nucléaires mais peut émettre des RX lesquels sont ionisants (donc dangeureux pour l'organisme) mais moins que les gamma par ex..
Passons aux petit calcul de b. Voici les étapes à suivrent.
On pourrait faire un calcul plus précis mais cela impliquerait de faire des intégrales et tenir compte des angles d'incidence de la radiation sur les faces des matières entre la personne et la flamme etc. :-( J'y vais donc pour un calcul plus simple qui va donner un bon ordre de grandeur.
a) calculer la surface S (en cm^2) de la grande torche; on peut l'estimer de par les observations des témoins; c'est, en gros, la largeur de la route fois la hauteur de l'ovni.
b) calculer le stéradian st des personnes irradiées: c'est la surface exposée s (d'une personne) divisée par le carré de la distance r qui la sépare de la flamme. On prendra la distance moyenne pour obtenir une meilleure approximation.
Donc: st = s/r^2.
c) rechercher le coefficient de réflexion et d'absorption C (qui a dit que cela serait simple ;-) ) pour les matériaux qui se sont retrouvés entre la flamme et la personne. Dans notre cas il y a celui de l'air Ca et celui du véhicule qui, lui, se compose essentiellement de fer Cf et de vinyle ou cuir Cv. Note. Il est possible (il faudrait que je vérifie tous cela de près) que la réflexion et absorption s'unissent en un seul paramètre: le coefficient d'atténuation, ce serait plus simple pour les calculs.
d) déterminer l'épaisseur E de ces matériaux: Ea pour l'air, Ef pour le fer et Ev pour le tableau de bord, les sièges. Note. Personnellement j'oublierais l'absorption par l'air et me concentrerais sur le métal et le vinyle (ou plastique). Il faut trouver un C qui dépend des longueurs d'onde. Par ex., le métal réfléchit le visible mais laisse passer les UV etc donc le Cf ne sera pas le même selon la longueur d'onde.
e) L'intensité P qui va atteindre une personne données (selon son st et son E) sera donnée approximativement (incidence normale pour
simplifier) par:
P = {S st exp(-CE)} R.
exp veut dire exponentiel, base e bien sûr.
S'il y a plus d'un matériaux devant la personne, par ex. s'il y en a deux (fer et vinyle) on aura:
P = { S st [exp(-CfEf) + exp(-CvEv)] } R
La puissance P diminue essentiellement de deux manières:
comme l'inverse du carré de la distance r (via le st) et de manière exponentiel avec l'épaisseur des matériaux. Mais dans ce dernier cas il faut tenir compte de la valeur des C qui détermine la "rapidité"
de cette décroissance avec l'épaisseur E.
Il faut se rappeler que P c'est la puissance au niveau de la cible pour telle ou telle longueur d'onde particulière et non pas la puissance totale (i.e. la somme des P de chaque longueur d'onde émise).
Bon calcul.
Cordialement,
Tioneb
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