logo OVNI-SCIENCES

[OVNI-SCIENCES] Aurore

Odilon Cabat ocapax at noos.fr
Dim 21 Aou 10:31:02 CEST 2005


Robert écrit :
Il est bien évident que la confusion avec une aurore boréale n'est
possible que pour quelqu'un qui n'en aurait jamais vu de près, qui en
aurait juste entendu parler et croirait que ce sont toujours de vagues
lueurs à l'horizon, apparaissant toujours en direction des pôles...
Pour quelqu'un qui se trouverait dans cette situation et pas dans la
tienne qui as vu des tas de photos d'aurores sur Internet en sachant
parfaitement de quoi il s'agissait, je pense que voir un tel cercle
lumineux prenant rapidement une dimension énorme, jusqu'à occuper une
grande partie de son champ de vision, peut lui faire penser qu'il se
trouve face à quelque chose qui le dépasse...
 
-----------------------------------------
 
 
Je n¹ai absolument pas d¹idée sur ce que peut imaginer quelqu¹un qui
n¹aurait jamais vu d¹aurore boréale. Il est vrai qu¹en ce qui me concerne,
en suivant une émission il y a quelques années à la télé sur le sujet,
j¹avais été surpris par la vitesse de déplacement et d¹agitation des aurores
polaires. Pour tout dire je croyais qu¹elles étaient fixes. Cela à cause des
photos qu¹on voyait dans les vieux dictionnaires et au Palais de la
Découverte.
Pour autant je ne pense pas, que confronté à ce phénomène en live, je
l¹eusse attribué à du non-naturel ou à de l¹extra naturel. D¹abord parce que
j¹aurais reconnu la forme générale (le schéma kantien de l¹aurore boréale)
et que j¹aurais vite connecté avec le vent solaire, qu¹on accuse de produire
des bourrasque plasmiques en haute altitude.
 
J¹aurais rassuré mon cerveau gauche avec cette explication (bonne en
l¹occurrence). Mais voilà où je veux en venir, bien que cela soit spéculatif
(mais j¹espère non oiseux).
Il n¹est pas déraisonnable de penser que le cerveau humain depuis la nuit
des temps de son évolution est programmé pour identifier comme « naturel »
tout phénomène qui relève de son champ de conditionnement, consciemment ou
inconsciemment, et se trouverait équipé pour attribuer à une cause «
triviale » tout évènement produit dans le champ dudit environnement (c¹est à
dire le système solaire), ou comme relevant de son monde, même s¹il s¹agit
de quelque chose de jamais vue auparavant (sachant qu¹il y a des
civilisations où le dieu du tonnerre est « naturel »). Disons, pour utiliser
cette idée à la mode, que le cerveau droit le ferait intuitivement et
synthétiquement (et donc inconsciemment) versus le cerveau gauche qui se
donnerait des explications du genre plasma ou dieu du tonnerre.
 
Simplement parce qu¹il a été produit par cet environnement, le cerveau
pourrait donc réduire tout phénomène dépendant dudit environnement à un
schéma physique (la phusis au sens grec) qui ne dépend pas de la culture
mais qui relève de l¹organisation neurologique depuis avant la lignée des
hominidés (par exemple, la structure de la rétine ne dépend pas de la
culture) ; alors que les explications du cerveau gauche relèveraient de la
culture. 
 
Il arrive, notamment en avion, de voir des paysages absolument  incroyables,
avec des éclairages fantastique et des zones localement inouïes. Mais le
cerveau déclenche rapidement une opération de réduction au « bien connu » ,
c¹est-à-dire de réduction à l¹environnement « naturel » de ce bas monde. On
sait, sans pouvoir expliquer pourquoi, qu¹on est resté dans le même monde,
qu¹il n¹y a rien eu d¹intrusif malgré l¹étrangeté du spectacle.
 
J¹avais été frappé, il y maintenant très longtemps, à la lecture de rapports
concernant des rencontre rapprochées par le fait qu¹un certains nombre de
ces rencontres alléguées (je ne me prononce pas sur leur réalité)
produisaient sur le témoin non pas seulement un sentiment d¹étrangeté, mais
un très profond malaise. A l¹étrangeté s¹associait un sentiment
d¹ETRANGEITÉ.
Je m¹étais forgé le terme de « rupture symbiotique ». Le cerveau est mis en
alerte par quelque chose de non réductible à ce que j¹ai dit plus haut (la
culture ne jouant ici aucun rôle).
 
Je m¹explique, si un lion aux intentions inconnues passe à côté de moi, je
vais avoir horriblement peur. Cependant cette peur restera naturelle disons
« symbiotique » au sens large (et à la lettre évidemment, s¹il me dévore).
Nos deux espèces se côtoient depuis des millions d¹années et partagent un
stock génétique commun. Le lion est mon prédateur naturel. Et même s¹il me
terrifie cette terreur est naturelle. Ce que j¹avais compris de certains
rapports c¹est que l¹impression faite sur les témoins n¹était pas de l¹ordre
de cette peur là.
 
Pour en revenir à l¹aurore boréale on peut donc imaginer que le cerveau est
mis en alerte par l¹incapacité de réduction au bien connu (qui ne dépend pas
de la culture mais d¹une organisation plus profonde) et que c¹est le
sentiment d¹étrangéité (de rupture symbiotique intrusive) qui déclenche la
motivation de faire un rapport d¹ovnis.
Certes, de très nombreux rapports sont le fait simplement d¹un sentiment
d¹étrangeté et relèvent donc de confusion en termes culturels, c¹est
pourquoi je pense que l¹étrangéité, en revanche, pourrait devenir un
critère.
 
On peut imaginer un protocole qui ferait défiler des images subliminales
devant des sujets dont on scannerait le cerveau pour mesurer les effets
produits par des formes « naturelles » et des formes « extra naturelles ».
Par exemple une photo d¹acarien grossi mille fois et qui surpasse de loin en
horreur toute l¹iconographie des Aliens pourrait faire moins d¹effet,  ou
exciter des zones différentes, que celle d¹un petit gris. Bien sûr une telle
expérimentation serait biaisé par l¹imagerie contemporaine, films d¹horreur,
jeux vidéo, etc. Donc out.
 
Pour me résumer l¹étrangeté relèverait de la culture, l¹étrangéité d¹une
organisation pré culturelle du cerveau.
 
Plus spéculative serait l¹hypothèse inverse. Si les ET étaient nos créateurs
ayant manipulé le code génétique humain au début du Quaternaire, alors
l¹alerte d¹étrangéité neurologique ou de rupture symbiotique fonctionnerait
exactement comme l¹empreinte de l¹idée de Dieu dans la philosophie de
Descartes.
Cela aurait au moins l¹avantage d¹expliquer les rapports d¹abduction.
Celles-ci n¹auraient aucune réalité physique , mais serait des rêves
hallucinatoires génétiquement programmés (en mémoire de nos origines) et se
déclenchant selon des circonstances à préciser.
 
Cordialement
 
Odilon Cabat
 





Plus d'informations sur la liste de diffusion Debat