[OVNI-SCIENCES] Ovnis ou aurores polaires
Robert Alessandri
hal9000 at univers-ovni.com
Mer 17 Aou 18:28:38 CEST 2005
Le 17 août 2005, à 15:31, Gross, Patrick a écrit :
> En somme, tu dois _imaginer_ qu'il y a dans cet avion des gens qui ont
> reconnu une aurore boréale. Admettons.
Non Patrick, je ne DOIS pas imaginer quoi que ce soit, j'explique à
Odilon comment il SE PEUT que l'opinion générale parmi une trentaine de
personnes soit qu'on a observé un ovni même si quelques unes ont pensé
qu'il pouvait s'agir d'une aurore boréale, et ce qu'ils en aient déjà
observé de près ou non... Si tant est qu'ils aient tous observé le
phénomène, ce qui n'est pas du tout certain...
> Tu dois également _imaginer_ que ces passagers, eux, savent
> reconnaître une aurore boréale, tandis que les 5 de l'équipage, eux,
> ne le savent pas. Je pense que tu as noté que les _passagers_ ne sont
> pas des gens qui passent leur temps dans des avions dans cette région,
> mais des gens qui prennent l'avion depuis l'Europe pour rentrer aux
> USA après leur service. Mais tu _imagine_ qu'ils ont une expérience
> qui leur a permis d'identifier ce que l'équipage prend pour une
> soucoupe volante comme étant en réalité une aurore boréale.
>
> Tu as certainement du noter que l'équipage, lui, a certainement déjà
> volé là. Il semble que les 5 aviateurs aient fait chacun le trajet
> plus d'une centaine de fois. Mais tu _imagines_ que ces aviateurs ne
> savent pas distinguer une soucoupe volante d'une aurore boréale malgré
> cela, tandis que les autres dans la carlingue, rentrant d'Europe, eux,
> le sauraient mieux.
J'ai simplement plus de mal à admettre que sur une trentaine de
personnes ayant observé une aurore boréale exceptionnelle, il n'y en
ait pas une qui pense à un tel phénomène, même s'ils n'en ont jamais
observé, plutôt qu'il n'y ait aucun des cinq membres de l'équipage
coutumiers de la région qui reconnaisse le phénomène... C'est juste
parce qu'ayant une certaine habitude des probabilités, il me semble que
dans un tel cas le nombre de personnes supposées incapables
d'identifier le phénomène prime sur l'expérience... Que cinq pilotes
chevronnés ne reconnaissent pas une aurore polaire quand ils en voient
une de près, ça ne me paraît pas impossible... Parce qu'ils ont très
bien pu faire chacun une centaine de vols dans la région sans jamais en
voir, parce qu'ils peuvent tous entretenir de fausses idées sur ce
genre de phénomène, du genre «on ne les voit jamais que vers le nord»,
«c'est toujours très loin au-delà de l'horizon», «ça dure plusieurs
jours»... Il serait intéressant à ce sujet de savoir pour quelles
raisons précises le commandant Béthune ne croit pas à l'explication
officielle d'une aurore boréale, ça nous éclairerait sur ce qu'il
connaît de ce phénomène...
>
> Cela nous fait une altitude de 3 km et non 6 km.
>
> Les 45 degrés sont l'angle de visée oculaire vers la chose vue depuis
> l'avion au début de l'observation.
>
> Je n'ai pas trouvé de sources qui indiquaient que le moindre témoin
> ait dit que la chose était alors à 15 km de distance, ni 25 ni quoi
> que ce soit, concuremment au moment où il est à 45 degrés vers le bas
> par rapport à l'avion.
>
> Au contraire, les comptes-rendus montrent que l'équipage s'abstient
> totalement de telles évaluations
C'est dans sa déposition à la conférence Disclosure, reprise par Greer
que Jacques Dumont citait dans le message qui a donné lieu à ce fil,
que Béthune parle d'une distance «d'environ 15 miles» lorsque l'objet
lui est apparu... C'est certes un témoignage tardif, mais tu précises
toi-même qu'il écrivait dans son compte-rendu que «l'objet s'est
approché à moins de 5 miles de l'avion», soit 8 km... C'est déjà deux
fois trop loin pour être vu à 45° au-dessous de l'horizon, mais en plus
il est clair que l'objet s'était alors beaucoup rapproché, au point que
le pilote ait cru à une collision imminente et fait une manoeuvre
d'évitement pour le moins brutale... L'objet se trouvait donc d'après
les estimations du pilote BEAUCOUP plus loin que 8 km quand il l'a vu
pour la première fois, à 45° au-dessous de l'horizon... Que ce soit 20
ou 30 ou 50 km ne change rien, il est clair qu'il y a de grossières
erreurs dans les estimations de Béthune.
Et ce qui me gêne, c'est que les témoignages des autres membres de
l'équipage recoupent de façon étonnante celles de Béthune qui sont
nécessairement erronées... Ça donne l'impression qu'ils ont été
influencés par le témoignage de leur commandant, au moins pour la
première partie de l'observation lorsque l'objet était vu très bas (il
est dit d'ailleurs que Béthune et le copilote ont vu l'objet les
premiers, et qu'ils n'ont pas averti les autres avant un moment, sans
doute quand il s'est approché brusquement).
Je serais en outre curieux de savoir s'il est POSSIBLE depuis le poste
de pilotage de l'avion considéré, de voir à 45° au-dessous de l'horizon
quand on vole à l'horizontale... J'ai quelques doutes à ce sujet...
Enfin, au sujet du fait de confondre la nuit, pour un pilote
expérimenté, un ovni se déplaçant au niveau de la mer avec une aurore
boréale vue nécessairement au-dessus de l'horizon, je rappelle qu'il y
a eu l'année dernière une confusion inverse, dans le cas de
l'observation au Mexique s'expliquant par des torchères de forages
pétroliers...
Imagine ce qu'aurait pu devenir ce cas dans la littérature ufologique
si on n'avait connu que le témoignage des membres de l'équipage et pas
les enregistrements des caméras infrarouges, et si l'enquête n'avait
pas été publique, si l'équipage n'en avaient même pas eu
connaissance... Et imagine la réaction de ces aviateurs chevronnés
s'ils avaient appris quarante ans plus tard que cette enquête avait
conclu qu'ils avaient observé de simples torchères, eux qui avaient
survolé la région des centaines de fois!
Cordialement,
Robert Alessandri
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