[OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?
Robert Alessandri
hal9000 at univers-ovni.com
Mer 17 Aou 03:45:35 CEST 2005
Bonjour...
Comme Patrick l'a fort bien dit, je m'attendais à ce que la discussion
se tourne vers l'étude des effets physiologiques, et je reconnais
volontiers que je suis moins à l'aise dans ce domaine que dans les
considérations sur la propulsion... Mais en tout cas c'est intéressant
avec les interventions de Tioneb, Jacques Dumont et toujours Patrick...
Je me contenterai de quelques remarques... En précisant d'abord comment
j'en suis venu à me poser des questions sur la possibilité de drones
nucléaires... Il ne s'agissait pas du tout d'expliquer le cas
Cash-Landrum, mais simplement de réflexions découlant de la lecture du
livre de Jean-Pierre Petit (Ovnis et armes secrètes). Ce dernier y
affirme tenir d'un de ses informateurs que les Américains disposent
depuis 1990 d'un drone discoïdal propulsé par MHD dans la basse
atmosphère, et pour des raisons déjà évoquées j'ai des raisons de
croire que Petit n'affabule pas et que son informateur n'est pas un
désinformateur... Par contre, j'ai beaucoup de mal à suivre Petit quand
il extrapole pour dire qu'un tel drone ne peut utiliser que
l'antimatière comme source d'énergie... C'est alors que j'ai pensé que
Petit et d'autres (pratiquement TOUS les autres, dirais-je même)
avaient peut-être évacué un peu vite le nucléaire, avec des idées
reçues du genre «il faudrait faire voler une centrale nucléaire, et ça
on ne sait pas le faire» alors qu'on l'a fait il y a près de cinquante
ans! L'explication du cas Cash-Landrum n'était alors qu'une proposition
annexe...
Je ne sais pas dans quelle mesure les effets physiologiques ressentis
par les témoins s'explique mieux par l'exposition à des radiations
ionisantes que par autre chose... Avec l'engin que j'imagine, on doit
trouver à la fois l'effet de l'exposition aux rayonnements émis par le
réacteur nucléaire «nu», celui de la chaleur intense dégagée par le jet
d'air chaud et par rayonnement infrarouge, et éventuellement celui lié
à un système de propulsion MHD...
Concernant le réacteur nucléaire, j'ai indiqué dans mon article que la
dose de radiations reçue par les témoins, avec des estimations
vraisemblables (distance 50 m, temps d'exposition un quart d'heure),
devait être de l'ordre de 20 millisievert, un peu inférieure à celle
nécessaire pour engendrer le syndrome aigu d'irradiation (à partir de
100 millisievert)... J'avais envisagé pour ce calcul un réacteur
nucléaire d'une puissance de 1 GW, mais comme je l'ai écrit elle
pourrait être très inférieure dans le cas d'un drone-hélicoptère... On
se trouverait donc de toute façon très en-deçà d'une exposition létale,
mais aussi peut-être en-deçà d'une exposition capable d'expliquer les
troubles observés...
Tioneb développe l'idée que ces troubles pourraient s'expliquer plutôt
par une exposition à des rayons X, qu'un plasma d'air ionisé pourrait
émettre... C'est bien possible, bien qu'il manque des estimations
quantitatives (et je serais bien incapable d'en faire) : quelle est la
puissance nécessaire pour générer par ce moyen suffisamment de rayons X
pour expliquer les troubles physiologiques? Et quelle peut-être la
source de cette énergie? Il est bien possible qu'on ne puisse pas se
passer du nucléaire même s'il n'a rien à voir avec les effets
physiologiques... En tout cas si on soutient l'idée d'un engin humain,
bien sûr avec une authentique soucoupe extraterrestre on a beaucoup
plus de facilité à expliquer tout ce qu'on veut (et je ne dis pas que
c'est moins vraisemblable, juste que c'est plus facile)...
D'autre part, avant de savoir quel type de radiations peut expliquer
les effets physiologiques constatés, il faudrait faire le point sur ce
qu'on sait desdits effets...
Dans l'article de Brad Sparks (au passage, il nous faut remercier
Patrick pour ses efforts de documentation et de traduction; je ne sais
vraiment pas comment il arrive à faire tout ça, tout en se donnant la
peine de débattre sur autant de sujets), celui-ci dit que «la perte des
cheveux est intervenue bien trop tôt [pour s'expliquer par le syndrome
d'irradiation], après un jour ou deux d'après les rapports
d'investigation, au lieu de deux SEMAINES plus tard dans les cas
standard d'irradiation».
Mais si on lit l'interrogatoire par l'USAF (traduit bien entendu par
Patrick), Vicy Landrum dit qu'elle a commencé à perdre ses cheveux un
mois voire six semaines après l'observation, et pour Betty Cash il est
question d'une photo sur laquelle on voit qu'elle a partiellement perdu
ses cheveux, mais lorsque l'enquêteur lui demande si cette photo date
du lendemain de l'observation elle répond de manière plutôt évasive et
semble dire que celle-là est plus ancienne...
De même, il ne semble pas d'après cet interrogatoire que les
vomissements et diarrhées aient commencé juste après l'observation
comme Brad Sparks l'indique, mais quelques jours plus tard conformément
à ce qu'on observe dans les cas d'irradiation...
Les effets presque immédiats indiqués par les témoins sont typiques de
brûlures ou d'exposition aux UV (boursouflures, cloques), mais les
effets plus tardifs semblent bien ressembler à ceux que l'on peut
attribuer à une irradiation...
Cordialement,
Robert Alessandri
Plus d'informations sur la liste de diffusion Debat