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[OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?

Dumont.Jacques at hydro.qc.ca Dumont.Jacques at hydro.qc.ca
Mar 16 Aou 19:09:48 CEST 2005


Bonjour

Vos observations sont intéressantes, j'avais déjà entamé des recherches dans ce sens avec le 
cas Michalak (Falcon Lake, Manitoba, 1967) pour finalement dresser un tableau comparant 
les effets physiologiques et métaboliques observés chez le témoin et les modifications 
biochimiques primaires et métaboliques secondaires bien connues qui caractérisent le 
syndrome d'une irradiation aux rayonnements X et gamma.

Effets physiologiques immédiats (chronologie habituelle des modifications primaires) :

-	Maux de tête
-	Nausée
-	Vomissement

Effets physiologiques et métaboliques secondaires :

-	Modifications hématologiques (diminution du taux de lymphocytes principalement)
-	Diarrhée (desquamation de la muqueuse intestinale, transsudation etc.)
-	Radiodermites (érythèmes, urticaire, etc. causées essentiellement par les photons X)
-	Inflammation des cartilages (particularité biologique se manifestant au-delà d'une exposition supérieure à 200  
      Röntgen ; lois de Tribondeau et Bergonié, 1906.)


À ma connaissance, la plupart de ces symptômes se sont manifestés chez Betty Cash, le 
témoin le plus exposé (les autres restés à bord du véhicule ont pu bénéficier d'un protection 
contre les rayons X du moins) des trois. Vu la distance qui séparait ce témoin de l'objet 
(apparemment une trentaine de mètres), on peut raisonnablement éliminer les rayonnements 
corpusculaires , lesquels, malgré leur efficacité biologique relative (EBR) élevée, 
interviennent surtout lors d'absorption dans l'organisme de particules radioactives.  
Donc il nous reste les rayons X et gamma ainsi que les neutrons en cavale. 

Là les choses se compliquent, puisque, comme vous l'indiquez judicieusement, les rayons X 
à eux seuls pourraient rendrent compte de tous ces symptômes.  Une simple tuyère crachant 
un plasma fortement ionisé, lequel serait en mesure de réémettre l'énergie dans des quanta 
situés dans l'IRA, l'UV et les X,  suffirait à justifier la présence de tous ces effets 
physiologiques . Il serait intéressant d'établir, en fonction de la distance de l'objet aux 
témoins et de la durée d'exposition, si les rayons X transportent assez d'énergie pour induire 
des symptômes aussi prononcés . 

Cordialement

J. Dumont       

-----Message d'origine-----
De : debat-bounces at ovni-sciences.net [mailto:debat-bounces at ovni-sciences.net] 
Envoyé : mardi 16 août 2005 11:26
À : Robert Alessandri; debat at ovni-sciences.net
Objet : Re: [OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?

Bonjour.

J'aimerais assez comprendre sur quelles données on se base pour invoquer la présence d'un réacteur nucléaire dans le cas Cash-Landrum.

D'abord je crois comprendre que:
-sa fonction serait exclusivement de générer de l'énergie (électrique)? et que la "flamme" sous l'engin est le résultat de l'air chauffé par le réacteur? Cet air est, en raison de sa haute température, relativement ionisé et passe, avant de sortir de l'engin,  par un générateur MHD qui produit l'électricité (avec MHD en génération, pas de pièces mobiles, pas de bruits excessifs, un bon rendement et c'est peut-être moins lourd qu'une turbine
?)  Il y a donc des ouvertures sur les côtés et/ou le desssus de l'engin qui servent de prises d'air. Je me demande alors pourquoi on n'utilise pas un réacteur nucléaire en circuit fermé (avec un caloporteur comme le sodium par ex) si le but n'est que de produire de l'électricité?
Ah oui, le poids sans doute? Ok. Et si on utilise un réacteur nucléaire plutôt qu'un qlq combustible c'est probablement pour des raisons de plus grande autonomie? Par ailleurs, si on éjecte le gaz chaud vers le bas et non vers le haut c'est qu'il y a un rotor au-dessus de l'engin qui sert à la sustentation et on ne veut pas l'abîmer et réduire son efficacité.
On pourrait éjecter le gaz sur les côtés mais cela pourrait déstabiliser l'engin en vol. À moins d'éjecter plus d'un jet symétriquement ce qui pose des problèmes techniques supplémentaires. Ok. Ce n'est qu'un prototype après tout.
Ok

Ensuite, quelles données du cas C-L, corroborent l'idée de la présence d'un réacteur nucléaire pour générer un gaz d'air chaud ionisé? Je crois comprendre que la réponse à cette question tient essentiellement aux symptômes observés chez les témoins? à savoir des effets reliés à des radiations ionisantes.

Si ces radiations proviennent de l'exterieur (i.e. non ingérées par l'organisme) on parle alors de R-X et R-gamma qui sont très pénétrants. Les rayons alpha et bêta sont essentiellement absorbés par la peau. Ils n'atteingnent pratiquement pas les organes internes. De plus, 1cm à 1m d'air suffisent à les stopper. Leurs effets sont cependant dommageables sur les organes internes s'ils sont ingérés par l'organisme par le biais d'isotopes radioactifs qui, en se désintégrant, libèrent ces rayonnements alpha et bêta. La fission nucléaire dans le réacteur libère des neutrons, des R-gamma, des bêta et des éléments moins lourds, radioactifs ou non. Par ailleurs, la capture des neutrons par des atomes (noyaux) environnants peut rendre ceux-ci radioactifs. Mais les neutrons n'ionisent pas directement, ils déstabilisent le noyau qui devient émetteur de radiations (bêta, R-gamma). Les isotopes et la fission n'émettent pas de R-X directement. Ces derniers peuvent être produits sans nécessairement faire appel au nucléaire.
En effet, un électron énergétique libre qui frappe un électron lié d'un atome d'air par ex., excite l'atome puis ce dernier se déexcite par émission EM qui est dans la gamme R-X. Ou bien, par freinage d'électrons libres rapides sur des ions + (bremsstrahlung). Ces deux sources de R-X on peut les retrouver dans un plasma d'air par ex.

Je crois donc comprendre que des éléments radioactifs passent du réacteur au gaz chaud. Je crois comprendre aussi que le réacteur n'a aucune gaine de protection (drone). Ainsi, les R-gamma sont émis dans toutes les directions sans être freiner.

Dans ce qui suit j'ai rassemblé un certain nombre de symptômes liés à l'exposition aux UV (produits aussi dans les plasmas d'air, chose que j'ai déjà signalé sur cette liste), aux  infra-rouges (gaz chaud implique la présence d'IR) et aux R-X. À la lumière de ces données, on doit se demander sérieusement si les symptômes observés chez les trois témoins du cas Cash-Landrum ne sont pas simplement dus à une forte exposition à un plasma d'air sans préjuger la source d'énergie qui l'a généré. Autrement dit, le plasma pourrait suiffir, à lui seul, à induire et à expliquer ces symptômes.
Je n'ai pas le souvenir (voir le site de PG) que l'hospital et le ou les médecins qui ont traiter les témoins aient affirmer que la radiation ionisante était des R-gamma et/ou des radio-éléments ingérés par l'organisme des témoins. Alors si tel est bien le cas, sur quoi se base-t-on pour invoquer le nucléaire?

Cordialement,
Tioneb

http://members.rediff.com/raomap123/bioeffectsofuvfromradioisotopes/uvdosimetry.htm
L'exposition externe aux UV conduit à:
"... for example, proteins inducing free radicals, gene activation, haemolysis, skin cancers, and effect in intact eye lens..."
Note. L'hémolyse est la destruction des globules rouges du sang par éclatement.

http://www.weizmann.ac.il/safety/nonionrad.html
-UV-A (315 - 400 nm)
Effects include tanning (and some burning) of the skin, and fluorescing of ocular media (corneal and lens effects).

-UV-B (280 - 315 nm)
Effects include "sunburn" of the skin, inflammation of the cornea of eye, and cataracts.

-UV-C (100 - 280 nm) - "Germicidal UV"
Principal effect is inflammation of the cornea of the eye.

Notons aussi que:
Infrared (IR) Radiation
-IR-A (700 nm - 1.4 mm) - "Near IR"
High intensity may cause skin burns and retinal thermal injury.
-IR-B (1.4 - 3.0 mm) and IR-C (3.0 mm - 1 mm) - "Far IR"
High intensity may cause skin burns and corneal inflammation.
-RF (0.3 - 30 MHz) and MW (30 MHz - 300 GHz) Effects may include formation of cataracts, neurological effects, male sterility and possibly cancer.

http://epa.gov/sunwise/uvandhealth.html
Immune Suppression
Scientists have found that overexposure to UV radiation may suppress proper functioning of the body's immune system and the skin's natural defenses. All people, regardless of skin color, might be vulnerable to effects including impaired response to immunizations, increased sensitivity to sunlight, and reactions to certain medications.
voir aussi:
http://www.labour.gov.sk.ca/safety/radiation/ultraviolet/health-effects.htm

Au site suivant, on signale que l'exposition aux RX peut mener à une perte temporaire de pilosité.
http://www.yale.edu/oehs/rdsfq13.htm
En résumé:

II. Biological Effects of Intense X-Ray Beams It is possible to provide a general classification of the kind of changes that ionization radiation can produce in skin. It is useful to categorize these effects into three areas.
1. Reversible changes.
2. Conditional reversible changes.
3. Irreversible changes

A. Reversible Changes

The most common and earliest reversible change is the production of reddening of the skin or erythema. If the dose and energy is low enough that most of the radiation is absorbed in the superficial layers of the skin, reddening occurs, then disappears apparently with no future effects. Another reversible change is the loss of hair or epilation. It is possible to give a dose of radiation that will stop cell division in the epithelial cells so that hair ceases to grow temporarily and falls out. With a low dosage, the hair will begin to grow after a period of time, with no apparent permanent ill effects. A third system that shows reversible effects are the sebaceous glands (oil-producing glands in the skin) which are temporarily affected to produce less sebum (oil secretion of these glands in the skin).


B. Conditional Reversible Changes

Pigmentation of the skin is not a totally reversible change. If a large area of skin is irradiated, erythema and pigmentation will occur with the pigmentation eventually fading. It has been shown that the resulting skin is not normal and has some "memory of the injury." Future doses of the same area do not produce the same skin response.


C. Irreversible Changes

If enough radiation of the proper energy is absorbed in the skin this will result in permanent destruction of either hair or sweat glands, or whole skin, with a resulting scar. The irreversible changes are categorized in the heading of:

1. Radiation Dermatitis
2. Chronic radiation dermatitis
3. Radiation cancer

http://www.jem.org/cgi/content/abstract/38/6/713

ROENTGEN RAY INTOXICATION :
I. BACTERIAL INVASION OF THE BLOOD
STREAM AS INFLUENCED BY X-RAY
DESTRUCTION OF THE MUCOSAL
EPITHELIUM OF THE SMALL INTESTINE.

S. L. Warren M.D.1 and G. H. Whipple M.D.1

1 From The George Williams Hooper Foundation for Medical Research, University of California Medical School, San Francisco, and the School of Medicine and Dentistry, University of Rochester, Rochester, N. Y.

The x-ray has a specific effect upon the epithelium lining the crypts and covering the villi of the small intestine. A suitable dose of x-ray will destroy this epithelium in large measure, leaving empty crypts and naked villi exposed to swarms of bacteria in the intestine. Subsequently one does not observe an overwhelming invasion of the tissues, lymph, and blood by intestinal bacteria. It seems obvious therefore that the intestinal epithelium is not the all important barrier which protects the tissues from invasion by intestinal bacteria.


ROENTGEN RAY INTOXICATION :
II. THE CUMULATIVE EFFECT OR SUMMATION
OF X-RAY EXPOSURES GIVEN AT VARYING
INTERVALS.

S. L. Warren M.D.1 and G. H. Whipple M.D.1
1 From The George Williams Hooper Foundation for Medical Research, University of California Medical School, San Francisco, and the School of Medicine and Dentistry, University of Rochester, Rochester, N. Y.

A single large dose of x-rays over the abdomen will cause a definite injury of the mucosa of the small intestine and the severity of the clinical intoxication seems to parallel this recognizable epithelial injury. This clinical intoxication lasts 4 to 6 days if the x-ray dose is sublethal.
Subsequent doses of radiation given within this period of clinical intoxication give recognizable evidence of summation or a cumulative effect.

Small but repeated doses of radiation given within a 5 or 6 day period will cause practically the same cell injury and clinical intoxication as will a single dose representing the sum of the small doses expressed in milliampere minutes. Doses of radiation given at 6 day or longer intervals show no evidence of summation.

The reaction of this relatively sensitive intestinal epithelium to radiation may be similar to the reaction of certain deep lying tumor tissues to x-ray therapy and our experiments may give information of value to physicians concerned with x-ray or radium therapy.

Submitted on July 5, 1923




----- Original Message -----
From: "Robert Alessandri" <hal9000 at univers-ovni.com>
To: <debat at ovni-sciences.net>
Sent: Wednesday, August 10, 2005 10:20 AM
Subject: Re: [OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?



Le 10 août 2005, à 10:41, Alain Delmon a écrit :

>
> - ensuite n'oubliez pas qu'il s'agissait simplement de _propulser_ un
> avion,
> dont la portance restait assurée par de bonnes vieilles ailes  classiques.
> Passer à de l'auto-sustentation type hélico au vu des lamentables
> résultats
> engrangés fin 61 relève pour moi du pur wishful thinking (ce que vous
> faites
> à mon humble avis lorsque vous dites "Pour ce qui est du vol
> stationnaire,
> j'ai tendance à penser que ça serait plus facile avec un réacteur
> nucléaire
> que le vol supersonique, tel qu'on a voulu le faire avec les projets de
> missiles...". On peut "penser" ce que l'on veut, encore faut-il avoir  un
> minimum d'arguments pour étayer sa pensée).
>

Bien, argumentons... C'est vrai qu'un moteur d'avion n'a pas à assurer
la portance, mais d'un autre côté les avions à propulsion nucléaire
devaient emporter aussi un système de protection très lourd, ce qu'un
drone n'aurait pas à faire... D'autre part, le système MHD que je
suggère limiterait aussi grandement le problème... La poussée d'un
système de propulsion est proportionnelle au débit de la matière
éjectée et à sa vitesse, alors que la puissance dissipée est
proportionnelle au carré de la vitesse... Si la matière éjectée n'est
autre que l'air ambiant et non du carburant emporté, on a donc tout
intérêt à augmenter le débit et diminuer la vitesse, on obtient une
poussée bien plus importante avec la même puissance... Donc, si le
réacteur nucléaire éjecte de l'air surchauffé à grande vitesse, que cet
air est ralenti par un générateur MHD, et que l'énergie récupérée est
utilisée pour accélérer une grande quantité d'air tout autour de
l'engin, on obtient une poussée très importante, parfaitement capable
de soulever un engin de plusieurs tonnes, avec un réacteur de puissance
modeste...

Mais ça suppose qu'on savait faire de la MHD dans l'atmosphère en 1980,
alors qu'en 2005 on n'en est encore officiellement qu'à des études sur
papier et au mieux quelques essais en laboratoire de certains
composants... Ça ne me paraît pas pour autant déraisonnable, mais je
reconnais que c'est très hypothétique...

Ne parlons donc plus de MHD... Que diriez-vous alors... D'un
hélicoptère nucléaire? Un réacteur nucléaire de faible puissance qui
actionne une turbine, laquelle actionne une hélice d'hélicoptère,
naturellement invisible la nuit... Ça a le désavantage de ne pas
expliquer la luminosité de l'objet, mais ça ne fait appel qu'à des
choses connues, qui fonctionnaient en 1980!

Mais, me direz-vous, là je délire complètement, un hélicoptère
nucléaire personne n'en a jamais entendu parler, même sur Internet on
ne trouve rien là-dessus (enfin, je n'ai pas trop cherché, peut-être
qu'en approfondissant un peu...), c'est dire que ça ne peut pas
exister! Je vais finir par croire que je suis seul au monde à me poser
ce genre de questions... Mais je voudrais qu'on m'explique pourquoi un
tel concept n'est pas imaginable... La puissance nécessaire pour faire
voler un hélicoptère, on la connaît, il suffit de regarder les
caractéristiques de ceux qui existent, je n'ai pas le temps de le
vérifier maintenant mais je suis prêt à parier que c'est très inférieur
à la puissance délivrée par un seul des réacteurs (testés) des projets
d'avions nucléaires des années 50, faire fonctionner une turbine avec
un réacteur nucléaire ça n'a rien d'extraordinaire, alors ou est le
problème?

À moins qu'il n'y ait aucun intérêt à faire un drone-hélicoptère à
l'autonomie illimitée?

Si personne ne peut m'apporter des réponses à ces questions, je
continuerai à penser que le seul problème d'un tel appareil serait
qu'il violerait des conventions internationales...

>
> - enfin il s'agissait d'avions pilotés par des humains à bord.  Imaginer
> en
> 1980 un _drône_ sans pilote à bord (because les radiations) suppose une
> technologie électronique/informatique inconnue à cette époque, et à  peine
> opérationnelle depuis les années 2000 (et encore aucun des drônes  connus
> ou
> supposés aujourd'hui ne possède la taille ni les capacités allégués de
> l'ovni de Cash/Landrum).
> Si les américains, en dehors du problème du moteur nucléaire, avaient  eu
> une
> telle technologie de pilotage à distance et/ou autonome en 1980 : a)
> pourquoi ne l'auraient-ils pas utilisé depuis, b) pourquoi auraient-ils
> couvert cela avec un secret au moins aussi grand que la "propulsion
> nucléaire" ? Pourtant, là il n'y avait rien de 'honteux' à cacher au
> public,
> surtout pendant 25 ans !

Euh là je crois que vous sous-estimez un peu nos ancêtres d'il y a 25
ans... Sur l'historique des drones (des drones connus, ajouterai-je) ,
lire par exemple le petit résumé que nous en donne notre défense
nationale :

http://www.defense.gouv.fr/sites/dga/dossiers/
drone_dhistoire__lhistorique_des_drones?

> Ce que veut dire Patrick à mon avis c'est que tout black program finit  un
> jour par être connu. Soit parce qu'il a réussi et qu'il a été utilisé  (ex
> :
> F117). Soit parce qu'il a échoué et qu'un délai suffisant s'est écoulé
> afin
> de ne pas ridiculiser ses responsables de l'époque (ex : Avrocar).
>

Bien sûr, et je ne doute pas que s'il y a eu des appareils volants à
propulsion nucléaire on l'apprendra un jour, mais il n'y a pas pour
autant une "date de péremption" des black programs, et ça n'est pas
parce que certains programmes secrets des années 90 ont été révélés
depuis qu'on doit en déduire que tout ce qui volait en 1980 est
maintenant connu! Dans le cas de la propulsion nucléaire, il y a une
très bonne raison pour que le secret soit maintenu, c'est que ça viole
des conventions internationales et que tout ce qui touche au nucléaire
est très impopulaire... Je crois que les Américains accepteraient plus
volontiers de savoir que leur armée teste des armes bactériologiques
(n'ont-ils pas d'ailleurs bien vite oublié ces bacilles du charbon
distribués dans des enveloppes par des "terroristes", dont les souches
étaient d'origine américaine?) plutôt que des engins utilisant un
réacteur nucléaire dans l'atmosphère!

> Il n'est certes pas impossible qu'un programme reste 100% secret, à
> jamais.
> Mais postuler cela nous place en dehors du contexte de cette liste à  mon
> avis, en dehors d'une recherche scientifique, puisqu'un tel postulat,  par
> définition, est infalsifiable. A partir de là c'est la porte ouverte à
> mon
> avis à toutes les idées conspirationnistes les plus délirantes

Personnellement je n'ai jamais été passionné par les débats
épistémologiques sur ce que doit être le débat scientifique... Dans
cette affaire, on n'a guère le choix qu'entre un engin terrestre secret
(à propulsion nucléaire ou non, de toute façon il ne ressemble à rien
de ce que l'on connaît) ou une authentique soucoupe extraterrestre, et
ce ne sont que des hypothèses infalsifiables... Pourtant, on a des
évidences indiscutables que les témoins ont subi des effets
physiologiques graves à la suite de leur observation... Et donc, si
l'on suit les adeptes du paupérisme scientifique, pardon du popperisme,
il ne faudrait pas se poser de questions sur ce à quoi ces témoins ont
été confrontés parce que ça ne serait pas "scientifique"... Pour moi,
l'important n'est pas de savoir si une hypothèse est falsifiable ou
non, mais de savoir si elle est raisonnable ou non... Et c'est en
réfléchissant, en échangeant des arguments, qu'on peut en avoir une
idée... Les idées des "conspirationnistes" les plus délirants sont
déraisonnables non pas parce qu'ils pensent qu'il y a des
conspirations, des secrets, mais parce qu'ils pensent que des quantités
de gens sont impliqués dans ces secrets...

Développons donc un peu la thèse d'un programme secret concernant la
propulsion nucléaire dans l'atmosphère...

Dans les années 40 et 50, le nucléaire avait le vent en poupe, on
construisait des centrales à tout-va, on imaginait que bientôt tous les
navires, avions et même peut-être automobiles fonctionnaient au
nucléaire, et il faire des projets de bombardiers nucléaires n'avait
rien d'inavouable... Si les détails de ces projets étaient bien sûr
tenus secrets, leur existence même était parfaitement connue... Et
puis, depuis la fin des années 50, le mouvement antinucléaire a
continument progressé, et toute activité dans ce domaine devenait très
impopulaire, même dans le domaine civil : en 1973, les Américains ont
décidé de ne plus construire aucune centrale nucléaire (une politique
remise en question depuis quelques années, le nucléaire étant considéré
par certains comme la seule solution crédible pour diminuer l'émission
de gaz à effets de serre)... Si les recherches en matière de propulsion
nucléaire dans l'atmosphère (et aussi dans l'espace), devaient être
poursuivies, ça ne pouvait être que dans le secret...

Et le meilleur moyen pour qu'un secret puisse être maintenu pendant
longtemps sans trop de peine, c'est  de faire en sorte que tout le
monde croie que ce secret n'existe même pas... En l'occurrence, il
fallait arrêter toutes les recherches dans le domaine, et demander à
des scientifiques militaires en vue d'expliquer qu'elles n'avaient
aucun avenir, que des sommes énormes avaient été dépensées en vain
pendant des années... Et personne n'était mieux placé pour jouer ce
rôle que les deux "pionniers" des armes nucléaires, Oppenheimer et
Teller, les deux principaux physiciens du projet Manhattan à petre
avant tout des militaires... D'autres physiciens, civils ceux-là, comme
par exemple Robert Bussard, s'étonnaient au contraire qu'on abandonne
une voie aussi prometteuse et dont les résultats obtenus en seulement
quelques années avaient été très encourageants, mais les historiens de
l'aviation ne retiendraient que les déclarations "officielles" des deux
pontes de l'armée qui avaient poussé au développement des armes
atomiques et qui affirmaient que le nucléaire en matière de propulsion
aéronautique n'avait aucun avenir...

Et ça a très bien réussi, puisqu'on voit que maintenant personne, même
les conspirationnistes les plus délirants, ne croit qu'on a fait voler
des engins à propulsion nucléaire (seulement à antigravitation, c'est
tellement plus simple!), et on croirait presque qu'une seule personne
au monde peut avoir l'idée saugrenue qu'on  puisse concevoir un
hélicoptère à propulsion nucléaire (je sais, j'exagère sûrement un peu,
mais quand même...) Qu'un Bob Lazar dise qu'il a participé à un
programme de propulsion antigravifique dérivé des études d'uns soucoupe
écrasée, il y a des tas de gens pour le croire, mais si quelqu'un
venait à dire qu'il a participé à la conception d'un drone à propulsion
nucléaire, je pense que personne ne le croirait!

Ça a parfaitement réussi aussi avec la MHD, au point que les
soviétiques ont pu poursuivre pendant une dizaine d'années leur projet
Ajax (qui n'a jamais abouti, c'est vrai, mai qui est tout de même allé
bien plus loin que de vagues études théoriques) sans que personne n'en
entende parler... Et le secret aurait sûrement été maintenu encore
longtemps si l'URSS n'avait pas éclaté...

Je crois qu'un tel scénario est parfaitement raisonnable, à défaut
d'être falsifiable!

Cordialement,

Robert Alessandri
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