[OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?
Robert Alessandri
hal9000 at univers-ovni.com
Jeu 11 Aou 15:14:56 CEST 2005
Vous pensiez être tranquilles pour diffuser vos délires sur
l'impossibilité des drones nucléaires eh bien non, il ne fait pas beau
à Apt j'ai donc un peu retardé mon départ, mais juste après ce message
j'y vais c'est promis...
Et au passage voilà l'adresse des photos de mon beau nuage lenticulaire
de l'année dernière, j'avais oublié qu'on ne pouvait plus mettre de
photos sur la nouvelle liste...
http://univers-ovni.com/agenda/Sirene_2004/nuage1.jpg
http://univers-ovni.com/agenda/Sirene_2004/nuage2.jpg
Je voudrais surtout démentir l'affirmation de Patrick que le vol
stationnaire présenterait plus de difficultés que le vol rapide, que ce
soit avec la MHD ou autre chose... En réalité, ça n'est vrai qu'avec
les avions à réaction, parce qu'un réacteur éjecte de l'air à grande
vitesse alors que le vol stationnaire, nécessitant une forte poussée,
demande le brassage d'une grande quantité d'air à faible vitesse... Ce
que fait un hélicoptère. Les réacteurs c'est parfait pour aller vite,
les grandes hélices c'est parfait pour le vol stationnaire, c'est
tout...
Pour le montrer, faisons quelques calculs simples pour voir quelle
puissance est nécessaire pour faire voler un drone d'une dizaine de
tonnes (ça me paraît raisonnable pour un objet «de la taille d'un
château d'eau»)... La poussée pour le maintenir en vol stationnaire
devra donc être de 10000 kg x 9,91m/s2, que j'arrondirai à 10^5 N.
La poussée délivrée par tout système de propulsion par réaction, c'est
le débit de la matière éjectée multiplié par la vitesse. Et le débit,
c'est la section du flux de matière éjectée multipliée par la vitesse
multipliée par la masse spécifique de l'air (laquelle est proche de 1
kg/m3, ça simplifie les calculs)...
Avec une hélice d'hélicoptère d'un diamètre de 5 m, raisonnable pour
l'appareil envisagé, la section est de l'ordre de 20 m2, et une simple
application du calcul montre que l'air doit être aspiré à la vitesse de
70 m/s pour exercer la poussée demandée...
Quant à la puissance nécessaire pour obtenir cette poussée, elle est
égale à l'énergie cinétique de l'air déplacé, soit cette fois le débit
d'air multiplié par le carré de la vitesse et divisé par deux... On
obtient ici 3,5 MW... Bien sûr, il ne s'agit que de calculs théoriques,
supposant que l'énergie disponible est intégralement convertie en
énergie cinétique de l'air... Dans la réalité, il faudrait sans doute
multiplier par dix la puissance nécessaire. Mais pour mémoire, les
réacteur nucléaires que l'on voulait utiliser dans les missiles à
propulsion nucléaire délivraient une puissance de 600 MW...
Avec les moteurs à réaction ou les fusées, le principe même impose une
vitesse d'éjection importante, largement supersonique, et une section
du flux de gaz réduite (on imagine mal un réacteur de 20 m de
diamètre!) Si par exemple la vitesse d'éjection est de 1000 m/s, il
faut pour délivrer la même poussée de 10^5 N une surface de 0,1 m2, et
la puissance nécessaire est de 50 MW, quinze fois supérieure à celle
nécessaire pour un hélicoptère... Voilà pourquoi il est si difficile de
faire des avions à réaction à décollage vertical, à moins que le
réacteur n'actionne lui-même une grande hélice : dans ce cas, ça n'est
pas le réacteur qui fournit la poussée, il fournie l'énergie qui
actionne l'hélice, et c'est précisément ce que ferait notre drone...
Comparons maintenant ce qui serait nécessaire pour notre
drone-hélicoptère à hélice avec ce qu'on avait le projet de faire dans
les années 50 pour un avion à propulsion nucléaire... Je m'appuierai
pour cela sur le projet X-6 de Convair, sur lequel JP Colliat donne bon
nombre de chiffres...
L'avion devait utiliser quatre turbo-réacteurs délivrant chacun une
poussée de 3 tonnes et pesant deux tonnes... Pour notre drone, ça n'est
pas le réacteur qui fournit la poussée, et un seul turbo-réacteur de
puissance moindre serait suffisant pour actionner l'hélice par
l'intermédiaire d'une turbine.
Le réacteur nucléaire devait peser 4,5 tonnes, je ne connais pas sa
puissance mais ça devait être proche du gigawatt, pour un réacteur
fournissant les 50 MW dont nous avons besoin on peut sûrement faire
nettement plus léger...
L'avion devait aussi emporter 18 tonnes de tuyauterie et d'accessoires
pour amener la chaleur du réacteur nucléaire aux quatre moteurs, avec
un seul moteur de puissance moindre le poids doit pouvoir être
nettement réduit...
Et enfin, l'avion étudié nécessitait 45 tonnes de protections contre
les radiations, inutiles dans le cas d'un drone...
Tout ça, disponible à la fin des années 50, ne devait guère dépasser la
moitié des 10 tonnes que j'ai envisagées pour le drone...
En bref, si l'avion nucléaire était «trop cher, irréalisable
techniquement, trop lourd, trop dangereux, inutile», il n'en va pas de
même du drone que j'envisage... Je serais enclin à affirmer tant qu'on
ne m'expliquera pas où est mon erreur que dès les années 50, on avait
déjà les éléments essentiels, parfaitement testés, pour réaliser un tel
drone... Il manquait sans doute des matériaux et une électronique
capables de supporter un taux de rayonnement élevé, et la notion même
de drone...
Mais en 1980, c'est clair qu'on POUVAIT le faire, sans grande
difficulté, et la seule raison qui a pu empêcher de le faire, ou au
moins de le dire, c'est que ça serait très mal accepté par la
population...
Et peut-être aussi qu'en 1980 on pouvait faire un tel appareil en
utilisant la MHD plutôt que le principe de l'hélicoptère, puisque ça
fait exactement la même chose : convertir l'énergie des gaz éjectés à
grande vitesse pour aspirer l'air tout autour de l'engin, augmentant
ainsi la poussée pour une même puissance... Et contrairement à ce que
Patrick persiste à affirmer, c'est beaucoup plus facile à faire que le
système Ajax qui en plus de toutes les difficultés inhérentes à la MHD
(rendre l'air conducteur et générer dans un volume important des champs
magnétiques intenses) s'applique au vol hypersonique...
Ceci dit, il s'agirait effectivement d'une propulsion MHD "pure",
contrairement au système Ajax... Et comme Patrick vient de le rappeler,
pour qu'un tel système puisse fonctionner, il faudrait faire voler une
centrale nucléaire, et ça, nous disent les experts, "on ne sait pas
faire"... Comment ça, on ne sait pas faire ? Patrick, tu as dit
toi-même dans ton résumé de l'histoire de l'aviation nucléaire QU'ON
L'A FAIT, et à plusieurs reprises, dès les années 50! Certes,
l'ensemble pesait plus de 50 tonnes, mais comme on l'a vu et comme tu
l'as toi même précisé c'était en grande partie des protections contre
les radiations!
Sur ce j'y vais...
Plus d'informations sur la liste de diffusion Debat