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[OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?

Gross, Patrick patrick.gross at roche.com
Jeu 11 Aou 15:21:12 CEST 2005



>La thèse que vous et Patrick semblez défendre est que cet engin n'est 
pas de facture humaine. Mais là vous reconnaissez que cette thèse n'est 
pas démontrable ou plus exactement que vous ne pouvez exclure une 
facture humaine.

Je n'ai personnellement jamais reconnu une telle chose. J'ai donné la démonstration et les raisons pour exclure un engin humain tel qu'évoqué par Robert.

Aucune raison n'a pu être trouvée jusqu'ici par les contradicteurs pour répondre à ma demande, je me cite:

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Je serais convaincu qu'un engin secret peut être l'explication de Cash - Landrum si et seulement si mais ça me suffira mais c'est cumulable:

1) L'engin correspond aux effets physiques et physiologiques du cas.

2) L'engin est capable de vol stationnaire

3) Son principe de fonctionnement est décrit et les facteurs quantitatifs rendent la chose possible (cad poissble pour nous en 1980 ou maintenant à la rigueur etc.).

4) Au moins "quelque chose" d'une utilisation ou d'une réalité de cet engin existe: des témoignages concordants solides (pas des articles dans Top Secret par je sais qui, pas des fausses photos d'Aurora, pas des physiciens ufologues géniaux cherchant un hôtel à Brighton pour parler de torpilles à cavitation qui diraient - mais ce n'est pas le cas - "ça existe depuis 80, l'engin que vous cherchez" ou "Jean Pierre Petit est un génie précurseur", pas des plans de Ajax daté 2000, pas des rumeurs à la Redfern ou à la Nick Cook, le monsieur qui croit que les Nazi maîtrise l'antigravitation). Bref, j'imagine que tout le monde peut maintenant comprendre ce que je ne peux pas accepter comme preuve.

Ni plus, ni moins.

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>"Mais il y a d'autres options que vous négligez comme par exemple celle d'une bavure qui serait d'ailleurs logique par rapport au comportement des hélicoptères."

Personnellement je n'ai aucunement  négligé cette option, qui ne lève d'ailleurs aucune des objections majeures rappelées ici. Dans un post précédent, j'ai indiqué que la bavure n'est pas impossible, mais toutefois indiqué pourquoi la bavure est fortement teintée d'illogisme.

>En tout cas on ne peut exclure cette possibilité sur base de seules 
préjugés tels qu'une telle bavure est impossible.

Personnellement, j'ai présenté une série d'arguments majeurs qui ne se réduisent en effet pas à l'affirmation de l'impossibilité d'une bavure, bavure que je dis être teintée d'illogisme mais pas impossible.

>"L'idée d'un drône est alors l'explication la plus plausible. Un drône permettrait d'avoir un engin léger ce qui simplifie le problème."

Un engin sans pilote est seulement en apparence plus plausible qu'un engin avec pilote, mais n'est toujours pas plausible, pour toutes les raisons déjà citées. Un réacteur nucléaire volant, cela a été prouvé, demande une gestion et une manutention absolument stupéfiante, ceci a été prouvé par ANP. Il est faux de croire que le risque d'irradiation ne concerne que les pilotes, il concerne les populations civiles, les équipes de maintenance, le lieu de stationnement de l'engin, chaque pièce de l'engin, chaque boulon, outil, bouton de manchette, casquette, tout. Croire qu'en elveant les pilotes, on peut faire voler une centrale nucléaire, c'est ignorer tout ces problèmes, précisément les plus graves qui ont stoppé le projet ANP.

>"Maintenant qu'on a un scénario plausible on a aussi une idée testable. 
Si on suppose que la trajectoire de l'ovni était en ligne droite, cette 
ligne traverse-t-elle une base militaire ? En estimant la vitesse de 
déplacement de l'ovni, on pourrait alors estimer le temps de réaction 
pour que les hélicoptères arrivent sur place. Ce temps est il réaliste ? 
  Apparemment l'ovni avait fait pas mal de chemin dans la nature avant 
l'intervention des hélicos mais il est dit également qu'il y avait 
plusieurs bases militaires dans les environs."

Ja'i un peu de mal à voir quel est l'idée testable et ce que l'on pourrait  déduire du test.

Rien ne justifie "apparemment l'OVNI avait fait pas mal de chemin." Rien ne justifie quoi que ce soit sur la trajectoire de l'OVNI. En se déplaçant en ligne droite, ce que rien ne permet d'infirmer ou de confirmer, il aurait fort bien pu traverser une base militaire ou non, en venir ou non. Il n'y a aucun élément permettant d'estimer la vitesse de déplacement de l'OVNI. La présence d'hélicoptère étant niée par toutes les armées, rien ne permet de situer leur point de départ.

Pour information, rien qu'au Texas, il y a:

Lackland AFB
Goodfellow AFB
Dyess AFB
Laughlin AFB
Randolph AFB

Plus bonne douzaine de plus petits aéroports militaires, sans compter les camps, les forts et les terrains de l'armée de terre qui ses propres hélicoptères, sans compter que des hélicoptères peuvent stationner temporairement où l'on veut.

Comment allez-vous faire le test proposé, qu'est le test exactement et que doit-il être déduit des réponses à ce test?

>"Pourriez vous justifier la contrainte implicite sur laquelle s'appuie 
votre raisonnement que tout aéronef à propulsion nucléaire ayant volé ou 
pas doit forcément laisser une trace dans l'histoire que nous devrions 
avoir perçu."

Les américains s'étant efforcé en vain de faire cela, le tentant au-delà des limites raisonnables avec une obstination incroyable, la question est purement hypothétique. Ce qui a été montré est que, au contraire de ce que l'on veut imaginer, tout a été tenté, des milliards de dollars ont été dépensés pour des objectifs pourtant bien plus simple que la lévitation d'un réacteur nucléaire, faire voler un avion ou un missile. Croire que cela ait réussit est totalement contraire à l'histoire. Croire que cela ait réussit au point d'aboutir à un engin stationnaire est également contraire à l'histoire, et démontré impossible pour nous tant qu'une source d'énergie suffisamment importante et suffisamment légère n'existe pas, et nous n'avons pas cela en 2005 (la personne prouvant le contraire en retirera encore bien plus qu'un bon argument dans un débat ufologique ou un prix Nobel de physique). Bien qu'hypothétique, la question de la trace dans l'histoire a toutefois ses réponses.

D'abord, il y a les chiffres que j'ai donnés. Ils prouvent que les tentatives infructueuses ont coûté des fortunes. Ces fortunes sont documentées, connues des politiciens qui sont sensé tenir secrètes la _destination_ de ces fortunes,  mais connues. Le secret sur la destination de ces fortunes est très limité dans le temps. La référence que j'avais indiquée, par exemple, donne les coûts des plus gros projets secrets:

http://www.brook.edu/FP/PROJECTS/NUCWCOST/TOPTEN.HTM

Lire:

Aircraft Nuclear Propulsion (ANP) - $7.0 billion
(to build nuclear-powered strategic bombers and reconnaissance aircraft, 1946-1961)
CANCELLED due to poor management, technical problems, and the lack of a clear mission 

Nuclear Engine for Rocket Vehicle Applications (NERVA) - $3.9 billion
(to develop nuclear reactors as power plants for missiles and rockets, 1961-1972)
CANCELLED due to the lack of a clearly defined mission 


Il s'agit des conçus des plus coûteux projets en rapport avec l'armement nucléaire.

Veuillez noter que ANP et NERVA ensembles constituent le DEUXIEME plus gros budget, surpassé par précisément la solution qui a rendu ces projets inutiles: un programme en rapport avec les ICBMs.

Ceci prouve que les militaires américains ont dépensé énormément en vain dans l'avion nucléaire, que cela n'a pas marché, et qu'ils ont adopté un autre concept, celui du missile ballistique. Noter le bombardier supersonique Walkyrie: voilà ce que sont les avions secrets. Ils sont réels, prouvés, sensés. Ces éléments sont de l'histoire, et il faut vouloir être révisionniste et imaginatif pour vouloir inventer là dedans une reprise de l'avion nucléaire, secrète, prouvée infaisable inutile, dont les coûts ne peuvent pas passer inaperçus, et dont l'utilité et l'utilisabilité sont nulles.

Ceci fait que la réponse à la question "Pourriez vous justifier la contrainte implicite sur laquelle s'appuie votre raisonnement que tout aéronef à propulsion nucléaire ayant volé ou  pas doit forcément laisser une trace dans l'histoire que nous devrions  avoir perçu" est qu'il n'y a pas de contrainte implicites, mais des preuves historiques, que nous avons perçu le seul aéronef nucléaire ayant volé, nous avons perçu son coût, nous avons perçu son infaisabilité, et la charge de la preuve que tout ceci est faux et qu'il existe un avion nucléaire capable de vol stationnaire ne revient pas à ceux qui ont la preuve que ce n'est pas vrai, mais à ceux qui nient ces preuves.

Si ce n'est pas évident, alors je n'ai pas besoin de donner plus de preuves de visites extraterrestres, il me suffira pour vous convaincre de prétendre que le gouvernement US a capturé une soucoupe volante extraterrestre et sans me soucier d'en donner la preuve, je vous demanderais à vous de prouver le contraire, estimant qu'il ait normal que je n'ai pas la moindre preuve "puisque c'est secret" et que admettez que l'on puisse défendre n'importe quoi même l'indéfendable dans le cas qui nous occupe (une centrale nucléaire qui flotte dans l'air ou autre merveille équivalente prouvée infaisable), au motif: "puisque c'est secret".

>"Si l'usage d'un système de propulsion aéronautique nucléaire est 
interdit par traité, ne serait-il pas logique de garder le plus grand 
secret sur ce genre d'exercice ?"

Là encore, la question est purement hypothétique, puisque les efforts vains des américains, menés au-delà des limites raisonnables avec une obstination incroyable, prouvent que l'avion nucléaire est un échec, sans même parler d'un tel engin qui serait capable de vol stationnaire.

Le problème que pose un traité interdisant de polluer la planète avec des engins nucléaires baladeurs sur les routes du Texas par exemple, n'est pas tant de savoir s'il est logique de garder le plus grand secrets sur un tel exercice. Il est parfaitement évident qu'un exercice qui violerait un traité serait secret, personne n'a dit le contraire.

Mais il est tout aussi évident que d'essayer en secret un certain appareil en sachant dès le départ qu'il ne pourra pas être utilisé de manière ouverte, en sachant que les engins de série qui en découleraient devront rester inutilisés dans les hangars, cela n'a absolument aucun sens.

Il ne faut là aussi pas oublier les coûts prouvés de la tentative infructueuse. Investir de tels coûts sans espoir de pouvoir utiliser les engins résultants - car il faut les utiliser pour entraîner les équipes de maintenance, il faut les construire, il faut qu'ils soient prêts, essayés, rodés, testés, comme n'importe quel avion - rend totalement insensé l'investissement nécessaire. Les fonds ne sont pas "volés" par les militaires, ils doivent être assignés par les politiques, et ils n'ont PAS été assignés sans laisser de traces évidentes, que j'ai indiquées.

L'histoire de l'aéronautique prouve que les militaires, quand ils construisent quelque chose de nouveau, ne le font pas pour le plaisir de l'exploit, mais dans le cadre d'un concept militairement sensé. Il en était ainsi pour NEPA, pour ANP, pour NERVA, ROVER, CALAM, SLAM,  et tous les autres: c'est bien l'arrivée des ICBMS, peu coûteux, sans parade et fiables, a rendu totalement obsolete le concept de l'avion nucléaire. Et pour du vol stationnaire, les efforts ont porté sur les avions à décollage vertical non nucléaires, évidemment, puisque le nucléaire avait été rejeté puisqu'il est infaisable, et impraticable vu le traité ayant été pris en 1965.

Si l'usage d'un système de propulsion aéronautique nucléaire est interdit par traité, c'est très simple: on ne se lance même pas dans l'aventure, parce qu'elle ne peut pas aboutir à des avions nucléaires que l'on puisse gérer. Si en plus cette aventure n'a aucune perspective de réussite parce qu'elle a DEJA ETE TENTEE au-delà du raisonnable AVANT l'existence de ce traité, et a échoué à faire bien plus simple (avion ou missile) que ce qui est supposer exister ici (vol stationnaire), si en plus il n'y a aucun besoin militaire du tout à couvrir avec un tel engin (il y a les ICBMs), on ne se lance tout simplement pas dans l'aventure, affirmation par ailleurs prouvée par l'inexistence de la moindre trace papier, témoignage solide, budget en conséquence, solutions techniques etc.

>"Comment peut-on être aussi certain que tout black program soit toujours connu ?"

Parce que tous ont été connus. Tous, depuis qu'il en existe, ont laissé des traces papier, en rapport direct avec les sommes engagées et le personnel engagé. Tous ont une certaine forme de secret, mais tous débouchent sur une levée du secret imposée par l'utilisation effective du résultat du projet, quand il y a un résultat utilisable. Cela a été le cas pour TOUS les projets secrets en 100 ans d'aéronautique. AUCUN n'a jamais été caché bien longtemps, ils ont ensuite été révélés par leur utilisation effective, ce qui n'empêche d'ailleurs en rien de faire durer le secret sur les détails PRECIS de la réalisation (p.ex le revêtement discret pour les radars du F-117 est secret bien plus longtemps que l'avion) Je rappelle que pour NEPA, tout au début, sans compter les suites ANP, NERVA/ROVER, PLUTO, CALAM, SLAM, juste pour NEPA donc, il y a 14.000 personnes assignées.

Cordialement
Patrick Gross





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