[OVNI-SCIENCES] Affaire Cash/Landrum, OVNI ou OVI ?
Christophe Meessen
christophe at meessen.net
Jeu 11 Aou 13:02:08 CEST 2005
Bonjour,
merci pour ce résumé concis des arguments qui vous conduiraient à
rejeter l'idée qu'il s'agit d'un engin volant de facture humaine.
Alain Delmon a écrit :
...
> C'est ce que j'avais fait. Et après analyse il me semble que le drône
> nucléaire est à écarter pour 3 raisons cumulatives que j'avais déjà donné,
> plus une nouvelle que m'inspire la réponse de Gildas Bourdais et de Patrick
> :
> 1) Comme Patrick l'a rappelé il n'y a aucune trace dans l'histoire qu'aucun
> _aéronef à propulsion nucléaire_ ait jamais volé.
Cette logique revient à dire que l'absence de preuve est la preuve de
l'absence.
Pourriez vous justifier la contrainte implicite sur laquelle s'appuie
votre raisonnement que tout aéronef à propulsion nucléaire ayant volé ou
pas doit forcément laisser une trace dans l'histoire que nous devrions
avoir perçu.
Si l'usage d'un système de propulsion aéronautique nucléaire est
interdit par traité, ne serait-il pas logique de garder le plus grand
secret sur ce genre d'exercice ?
> Or tout black program
> finit un jour par se connaitre, soit parce qu'il a réussi (ex F117) soit
> parcequ'il a échoué (Avrocar).
Argument fallacieux. Comment pouvez vous affirmer une chose pareille ?
Comment peut-on être aussi certain que tout black program soit toujours
connu ?
> Affirmer le contraire est possible,
Donc l'axiome et faux. Alors ne le dites pas et épargnez nous ces formes
péremptoires qui induisent en erreur les personnes manquant de sens
critique.
> mais nous
> fait basculer alors dans le domaine des hypothèses impossibles à prouver et
> infalsifiables.
Et alors ? Il faut considérer l'affirmation que tout black program fini
toujours par être connu du public comme vraie simplement pour éviter de
se retrouver avec une thèse falsifiable ?
> Ex : "la NASA nous ment, elle a déjà des bases permanentes
> sur la lune et mars depuis les années 80. Elle y est allé justement grâce à
> la technologie nucléaire de Cash Landrum. Mais tout ceci est illégal et top
> secret.". Prouvez moi le contraire.
Je ne puis dans l'état valider ou invalider une telle affirmation. Et
alors ? Pour mémoire mon commentaire a été simplement de dire que le cas
Cash&Landrum est incertain tout comme l'assertion que vous donnez en
exemple. Un engin de facture humaine est plausible. Ce qui implique
qu'on ne peut l'exclure.
La thèse que vous et Patrick semblez défendre est que cet engin n'est
pas de facture humaine. Mais là vous reconnaissez que cette thèse n'est
pas démontrable ou plus exactement que vous ne pouvez exclure une
facture humaine. Que faut-il en conclure ? Que votre thèse est
indéfendable et spéculative. Vous spéculez entre autre sur l'idée que
tout black program des années 80 doit forcément être connu à ce jour par
nous.
> 2) Qui plus est, _faire léviter un aéronef_ aussi lourd, relève encore
> aujourd'hui de l'exploit. Sans tuyères ni rotor, comment ? Les projets
> d'avions nucléaires des années 50 et 60 (qui ne sont restés que des projets)
> portaient sur des avions (sustentés par leurs ailes) ou des fusées.
Ici aussi il me faut mettre en lumière les faiblesses de votre
argumentation. Qu'est-ce qui vous dit que l'aéronef était lourd ? Avez
vous le moindre élément objectif pour justifier une telle affirmation ?
Avez vous conscience qu'avec un tel prédicat vous excluez d'emblée la
moitié de l'espace des solutions ? Ceci démontre une fois de plus
l'importance de très soigneusement vérifier les préjugés et les
suppositions que l'on fait dans un raisonnement.
Et même si l'aéronef était lourd, les harrier démontrent que c'est
possible. De même les projets des années 50 et 60 ne permet pas
d'inférer sur ce qui est possible, faisable et expérimentable dans les
années 80.
> 3) Qui plus est, la technologie electronique/informatique des années 70
> était incapable de piloter un drône sans équipage. Ca se saurait.
> L'hypothèse "drône" me parait un ajout "ad hoc" destiné uniquement à
> contourner l'écueil terrible des radiations et du pesant bouclier de plomb
> pour l'équipage.
C'est le 29 déc. 1980, pas 1970. A nouveau votre argument repose sur une
affirmation péremptoire qu'il était impossible de piloter un drôle
sans équipage. Il ne s'agit pas d'un jet ou même d'un simple avion à
hélice. Notez qu'on trouvait déjà depuis longtemps à cette époque des
petits avions et même des hélicoptères télécommandés pour le
divertissement. A nouveau votre raisonnement s'appuie sur des préjugés
des capacités de vol et de temps de réaction ainsi que des besoins en
matière d'information et de communication.
L'idée d'un drône n'est pas "ad'hoc". Comme vous l'avez pertinemment
fait remarqué un pilotage par des humains est exclu à moins d'ajouter de
la matière de blindage qui en accentuerait considérablement le poids.
Nous avons donc la une contrainte forte qui permet de rejeter l'idée de
pilote humains. L'idée d'un drône est alors l'explication la plus
plausible. Un drône permettrait d'avoir un engin léger ce qui simplifie
le problème.
> 4) Enfin, les tests de protos secrets, qui plus est de protos interdits par
> le droit international (nucléaire), se font toujours sur des bases certes
> secretes, mais fermées et hors du public. Les USA n'en manquent pas, des
> dizaines de milliers de milles carré de désert sans risque. Alors pourquoi
> aller tester un tel engin (secret + dangereux + illégal) dans une zone
> civile ?
Vous présentez plusieurs contraintes tout à fait valide qui excluent
donc une expérience. Mais il y a d'autres options que vous négligez
comme par exemple celle d'une bavure qui serait d'ailleurs logique par
rapport au comportement des hélicoptères.
Si on suppose que l'engin est relativement lent mais capable de se
maintenir en équilibre dans l'air de façon autonome. Si l'engin est
télécommandé il suffirait qu'il sorte de la portée de contrôle pour se
libérer et s'égarer dans la nature. La portée de contrôle pourrait avoir
été modifiée par l'influence de l'ionisation par exemple. Si en théorie
il ne devait pas y avoir de problème en pratique les choses auraient pu
être différentes. La présence des hélicoptères pourrait alors
s'expliquer par la nécessité de rapprocher la télécommande de contrôle.
Mais un ou deux hélicos auraient suffit pour cela sauf s'il y avait eu
un problème plus grave comme un crash par exemple et la nécessité
d'intervenir sur le terrain très rapidement.
Maintenant qu'on a un scénario plausible on a aussi une idée testable.
Si on suppose que la trajectoire de l'ovni était en ligne droite, cette
ligne traverse-t-elle une base militaire ? En estimant la vitesse de
déplacement de l'ovni, on pourrait alors estimer le temps de réaction
pour que les hélicoptères arrivent sur place. Ce temps est il réaliste ?
Apparemment l'ovni avait fait pas mal de chemin dans la nature avant
l'intervention des hélicos mais il est dit également qu'il y avait
plusieurs bases militaires dans les environs.
Je ne prétends pas que c'est là l'explication, mais uniquement que ce
n'est pas impossible pour autant que je sache de ce cas.
En tout cas on ne peut exclure cette possibilité sur base de seules
préjugés tels qu'une telle bavure est impossible.
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